Les lendemain de fêtes sont toujours un peu difficiles, pourtant cette année nous avions commencé calmement avec un petit cinoche , Le Havre de Kaurismaki, c'est bien pour commencer l'année, avec la musique de Little bob dans la tête, petit aperçu de la vie dans les dockland, un point de vue critique avec lequel je suis assez d'accord, celui de Valerie de St Do qui trouve que le Havre c'est la grande classe politique. Dîner sympathique avec des copains, retour en métro, c'est beau une ville qui fait la fête, et le lendemain envoie de vœux avec cette foutu résolution, d'alimenter mon blog toutes les semaines....J'aurai mieux fait de me casser une jambe, comment je vais faire pour écrire une page par semaine ? , qui ça peut bien intéresser ? pourtant-il me semble, que cette année on devrait avoir des tas de choses à se dire et à débattre « tu vois ça comment toi les élections? plus que 100 jours pour en discuter... Évidemment on va tous voir ça de notre fenêtre et on ne va pas forcément aller lire tous les programmes, samedi 7 François Hollande présentait ses vœux aux corréziens,
on n'en sait pas plus sur son programme, à part qu'il estime beaucoup les fonctionnaires et que 2013 ça ne va pas être la fête, jusque là rien de neuf....
Mardi, le labo de l'Economie sociale et solidaire , animé par Claude Alphandéry, recevait Eva Joly pour qu'elle nous explique ses convictions pour changer de modèle économique, l’économie sociale et solidaire dans la transition écologique, était le thème du débat elle était interviewée par une administratrice de notre association le Mouvement Pour l'Economie Solidaire (MES) et par la présidente du Réseau des territoires pour l'économie solidaire (RTES) c'était plutôt sympathique et même si le programme d'Europe-Ecologie Les Verts, ne consacre que quelques pages à l'ESS c'est un peu mieux que la lettre de F .Hollande qui lui mise sur la croissance, et comme dirait Melenchon « C’est une contribution à la campagne. Il pose son diagnostic. Mais quelles conclusions tire-t-il des constats du dérèglement du capitalisme ? » alors bientôt, ici vous retrouverez l'intervention d’Éva Joly, car on a filmé le débat de mardi soir.
En 1978, avec quelques amis, nous avions créé une entreprise sous forme de société coopérative:la librairie coopérative Graffiti à Corbeil-Essonnes. En créant Alice Coopératif concept , nous voulions continuer à diffuser ces idées de coopération. Cette semaine la coopération était sous les feux des projecteurs avec la proposition des salariés de SEAFRANCE de reprendre l'entreprise en société coopérative, mais le 9, l'aventure était terminée (à moins qu'un éventuel repreneur décide de soutenir la coopérative), le tribunal de commerce prononçait la liquidation de l'entreprise, 800 chômeurs de plus, c'est pas très grave. Cette proposition de reprise en SCOP aura comme d'habitude était l'occasion d'entendre quelques énormités concernant les scop :
« L'utopie de la Scop SeaFrance ne fera jamais son entrée dans le monde réel" (le figaro du 5/12)
François Chéreque, Le grand patron de la centrale syndicale de Belleville a rappelé une nouvelle fois qu'il était «en désaccord» avec leur projet de création d'une scop -«leur démarche n'est pas favorable à l'emploi», mais aussi des propositions plus positives même si elles ne sont pas trés suivies
MINGA, scop du commerce équitable appelait les grandes banques coopératives a se mobiliser pour SeaFrance Nous espérons que les banques mutualistes et coopératives de l’économie sociale sauront accorder leur crédit à ce projet audacieux et porteur d’avenir. » mais on n'a pas beaucoup entendu le credit coopératif ou le crédit mutuel.
Benoit Hamon porte parole du Parti socialiste lui a pris deux parts pour 100 euros, « je suis donc le 828e contributeur. Il en faudrait beaucoup d'autres pour arriver à réunir les millions nécessaires mais celui qui manque est celui qui devrait être là au regard du discours de ceux qui nous gouvernent »
Les quelque 21 000 entreprises coopératives existantes emploient Plus de 900 000 salariés(dont 60 % sont associés, 90 % d’entre eux l’étant après deux ans d’ancienneté) et ont généré un chiffre d’affaires de 288 milliards d'euros cumulé, filiales comprises de 3,5 milliards d’euros. Les services représentent 45 % des Scop et 40 % des emplois (transports, nettoyage, restauration, mais aussi éducation, conseil, santé, culture…). Le BTP représente, quant à lui, près du tiers des emplois.
Les coopératives regroupent, près de 24 millions de membres (coopérateurs, sociétaires, adhérents, salariés associés)
La France peut garder ses emplois industriels affirmait Patrick Lenancker Président de la Confédération générale des Scop dans les Echos en mai 2010. « Depuis 2000, le secteur industriel a perdu 1 demi-million d’emplois. Il n’est pas une semaine sans que les médias annoncent de nouvelles fermetures ou restructurations d’entreprises industrielles en France, avec à la clé une fragilisation des PME sous-traitantes, des suppressions d’emplois et son corollaire de drames sociaux et familiaux. Pourtant, dans ce contexte de désindustrialisation amorcé bien avant la crise, et même depuis plus de vingt ans, des entreprises résistent et même progressent : les Scop, sociétés coopératives et participatives.
En Europe, on recense :
- 288 000 entreprises coopératives, présentes dans la quasi-totalité des pays,
- 5 millions d'emplois.
Dans le monde, les moyens d'existence de 3 milliards de personnes (soit la moitié de la population mondiale) dépendent d'entreprises coopératives.
Solidarité, indépendance, transparence, démocratie, proximité, respect des personnes, les entreprises coopératives reposent sur un système de valeurs fort et s'appuient sur la solidité de réseaux régionaux et nationaux.
En apportant une dimension humaine au cœur de l'économie, les entreprises coopératives proposent une façon originale et dynamique d'entreprendre.L'entreprise coopérative offre un fonctionnement de l'entreprise au service de la personne. Cette valeur commune à l'économie sociale est vecteur de dynamisme, d'engagement entrepreneurial et donc de réussite économique.Les coopératives sont présentes dans tous les domaines de l'économie : l'agriculture, l'artisanat, la pêche artisanale ou industrielle, le commerce, l'éducation, l'immobilier, les services, les transports, la banque et la finance.
On distingue quatre grandes familles coopératives :
- les coopératives d'usagers (de consommateurs, d'HLM, de copropriété),
- les coopératives d'entrepreneurs et d'entreprises (coopératives agricoles, artisanales, maritimes, les coopératives de commerçants, de transporteurs),
- les coopératives de salariés,
- les banques coopératives.(les Banques populaires (dont le Crédit coopératif), les Caisses d'épargne les Caisses régionales de Crédit agricole, le Crédit mutuel, la Nef.
Les entreprises coopératives favorisent le dynamisme des secteurs d'activités où elles sont présentes du fait de l'implication des membres dans le fonctionnement de l'entreprise.
Dès qu'un projet commun d'entreprise naît, avec la volonté de mutualiser moyens humains, techniques et financiers de façon démocratique, la forme coopérative offre une réponse adéquate, adaptée, tournée vers l'avenir.
Par l'origine de leurs capitaux et de leur projet économique et social, les coopératives sont profondément enracinées dans le tissu économique local, contribuant ainsi à faire obstacle aux délocalisations et à leurs conséquences en termes d'emplois et d'activités.
Pour la coopérative, le temps est un allié. Grâce à l'impartageabilité de leurs réserves, les coopératives assurent leur pérennité et investissent pour les générations futures.
Loin d'être figé, le panorama coopératif s'enrichit toujours de nouvelles entreprises coopératives. Elles accompagnent les nouveaux entrepreneurs et soutiennent de nouvelles activités et de nouvelles initiatives collectives, principalement dans les TPE et les PME.
En savoir plus sur les SCOPS et en particulier des informations sur les idées reçues
quelques exemples de SCOP : ACOME emploie aujourd’hui 1 200 salariés en France, sous statut Scop. Chèque déjeuner a été créé en 1964 sous la forme d’une coopérative de consommation* par Georges Rino avec l’aide de centrales syndicales. Elle s’est transformée en Scop* en 1972. C’est aujourd’hui, après Acome*, la deuxième Scop la plus importante par ses effectifs, supérieurs à 1 700 salariés en 2008, , Au Pays basque Mondragon emploie 85000 personnes
L’Assemblée Générale des Nations Unies a officiellement lancé l’Année internationale des coopératives, le 31 octobre à New York. Dans son discours d’ouverture, Sha Zukang, adjoint du Secrétaire général pour les affaires économiques et sociales, a ainsi déclaré que « l’Année internationale des coopératives souligne à la fois la promotion du modèle coopératif et le renforcement des capacités de développement des entreprises coopératives ».
Slim Amamou célèbre blogueur tunisien, membre du Partis pirates international (PPI) a été un trop bref ministre de la jeunesse de Tunisie, ça compense un peu tous les blogueurs qui se sont fait tabassés et emprisonnés (certaines mauvaises langues, prétendent même que ça continue) , 2012 étant une année électorale en France, on verra peut-être quelques blogueurs ministres, va savoir ? Le 23 mai2011, dans une interview, Slim Amamou indique son intention de démissionner du gouvernement de transition, ce qui est officialisé deux jours plus tard. Il déclare alors : « J'ai accepté d'entrer dans ce gouvernement avec l'idée de peser sur les décisions. J'en suis sorti parce que nous avons défini un agenda politique clair » Les tunisiens ont des hommes politiques qui font rêver....
2011 l'année des cadeaux, dans certaines agences des banque de l'economie sociale, c'est noël !
La loi a rendu certaines sommes insaisissables pour permettre aux personnes concernées de garder un minimum leur permettant de survivre. C’est dans cet esprit que le RMI a été décrété par la loi insaisissable, qualité conservée dans le cas du RSA, du moins pour la partie socle, qui demeure “incessible et insaisissable“
Pourtant la Charente Libre nous informe de l’attitude d’une banque qui a facturé à un des ses clientes 515,68 euros de frais bancaires pour un chèque refusé d’un montant de 341 euros, et a prélevé ces sommes sur le versement mensuel du RSA et complété sur une partie de la prime de Noël.
Lorsqu'on lui demande pourquoi la banque n'a pas autorisé le débit du chèque de 341 euros qui n'aurait pas entraîné Virginie Godichaud au-delà de son découvert autorisé, le directeur de la gestion des engagements au Crédit mutuel du Sud-Ouest.répond que les banques ne sont pas là pour «faire du social». «De plus, il faut respecter certaines règles. Virginie Godichaud a détérioré son compte au fil du temps et n'a pas respecté ses engagements pris avec son banquier. C'est de l'abus de confiance.» En Charente il y a des banquiers de l'économie sociale qui font rêver
2O11 fut l'année de la création du réseau européen pour l'economie sociale et solidaire en Europe
LIMA 1997, QUÉBEC 2001, DAKAR 2005, LUXEMBOURG 2009, sont les rencontres qui jalonnent la mise en réseau international de l’économie sociale et solidaire . Ce processus a fait une halte de quelques jours à Barcelone, la Rose de Feu, comme on l’appelait dans le mouvement ouvrier à l’aube du XXe siècle, a donné naissance au Réseau Européen de Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (le RIPESS EUROPE - Réseau Intercontinental de Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire. Europe).
C’est ainsi, que réunis dans cette ville, des représentants des réseaux de ,Belgique, Catalogne France, Espagne, Hongrie, Italie, Luxembourg, Portugal, Roumanie, et des personnes venant de Allemagne, ont déclaré à l’issue de trois jours de travail et d’échanges fructueux, le 8, 9 et 10 septembre 2011 la création du Réseau RIPESS EUROPE, nous l’avons doté de statuts et élu les personnes qui nous représenteront au sein du Comité de Coordination pour les deux ans à venir.
Je représentais le Mouvement de l'Economie Solidaire (MES) de France avec d'autres militants qui prennent le temps de rêver !
2011 l'année de l'étude Hommes et IVG
l'Association Nationale des Centres d'Interruption de Grossesse et de Contraception (ANCIC) est une des associations que j'accompagne depuis de nombreuses années, j'ai créé leur site www.ancic.asso.fr, réalisé avec eux des Cdrom pédagogiques, un film sur l'avortement est en cours de réalisation, et je les aide à monter des projets et à trouver des financements comme ceux qui ont été fourni par le FSE et la région Ile de France qui ont permis de réaliser cette étude «Si 220 000 IVG sont pratiquées en France tous les ans, 220 000 hommes sont concernés aussi.» Les interpeller, les impliquer, les soutenir, c’est ce que propose une plaquette d’information sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Une initiative inédite, présentée fin octobre à Vannes lors du dernier congrès de l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (Ancic). Cette brochure, qui annonce d’entrée de jeu que l’IVG est «une histoire d’hommes aussi», s’appuie sur une enquête détaillée quant à leur expérience de l’IVG. Entre février et octobre 2010, 150 hommes ont été interrogés, âgés de 29 ans en moyenne, célibataires et sans enfant pour la plupart. «On veut faire changer le regard des hommes sur l’IVG », explique le Dr Laurence Danjou, membre de l’Ancic. «Avec cette plaquette, l’Ancic veut aussi mettre fin au discours qui culpabilise les femmes qui ont recours à l’IVG. C’est agaçant d’entendre encore qu’elles seraient responsables, parce qu’elles auraient mal géré leur contraception, par négligence», peste Laurence Danjou.
2011 c'était l'année des états généraux de l'économie sociale et solidaire
Les 17, 18, 19 juin 2011, je faisais partie des 5000 personnes rassemblées au Palais Brongniart à Paris, pour célébrer une autre économie au cours d’un événement festif et citoyen! Alors avec quelques comparses des télévisions de proximités de France et de Navarre, nous avons réalisé TV BRONGNIART une télévision qui fait plus rêver que certaines chaînes http://www.livestream.com/telebrongniart
A très bientôt et faisons vraiment de 2012 une année de rêve général !
Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées. Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires dans notre société. Pour lutter contre cette situation, rappeler ces faits importants et permettre que la honte dont souffrent les victimes de viol change de camp, trois associations (le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme) lancent une pétition nationale.
Plus d’une centaine de personnalités soutiennent cette campagne. Elle a été officiellement lancée le mercredi 24 novembre lors d’une conférence de presse.
Lors de cette conférence de presse, en présence de quelques unes des personnalités, ont été rendus publics :
Le manifeste signé par les personnalités et la pétition qui sera mise en ligne
L’affiche de la campagne
La liste des personnalités signataires
Un film de sensibilisation réalisé par Patric Jean et Frédérique Rollet (en présence des réalisateurs)
Le 25 novembre des dizaines de militantes và la rencontre du public partout en France pour porter le message et les enjoindre à signer la pétition.
Nous, acteurs de l’ESS, proposons de réfléchir collectivement à l’organisation d’Etats Généraux de l’ESS, qui débuteraient à l’automne 2010 et se termineraient à l’été 2011, à moins d’un an des élections présidentielles.
Ce texte présente notre diagnostic, nos motivations et esquisse les premières perspectives soumises au débat. Nous proposons à toutes celles et ceux qui le souhaitent de réagir en nous envoyant un mail à acpes@free.fr ou lelaboess@gmail.com
A l’initiative du Labo de l’ESS, ce texte et ce projet vous sont proposés par :
Claude Alphandéry (Initiateur le Labo ESS/Président d’honneur France Active), Gérard Andreck (Président CEGES), Yannick Barbançon (Président CN-CRES), Christiane Bouchart (Présidente RTES), Jean-Claude Detilleux (Président GNC), Jacques Henrard (Président CPCA), Bruno Lasnier (Président du Mouvement de l'Economie Solidaire ), Alain Philippe (Président Fondation MACIF), Christian Sautter (Président France Active), Hugues Sibille (Président Avise), François Soulage (Président Secours Catholique), Jean-Pierre Worms (Vice – Président FONDA).
********************
-> Téléchargez la proposition Vers des Etats Généraux de l’ESS – Pour une autre économie en cliquant ici
POUR UNE AUTRE ECONOMIE
Prenons bien la mesure de la gravité de la situation.
Les crises se succèdent, s’emmêlent et s’amplifient. Les périls écologiques frappent d’abord les plus fragiles. La démesure de la finance met à mal l’écosystème planétaire et précarise les salariés. L’abstention monte. Les rentes se renforcent et le travail ne permet plus de vivre décemment. Le domaine de la marchandise s’étend. Le lien social se délite, les inégalités se creusent.
Face à cela, la tentation du repli ou du chacun pour soi, des égoïsmes est forte, et peut conduire à des réactions populistes et violentes, des affrontements nationaux et internationaux, des régimes autoritaires et des reculs de civilisation. Déjà partout en Europe, s’affirment avec force des partis xénophobes et nationalistes.
Pour sortir de la crise par le haut, nous devons, plus que jamais, porter et déployer un esprit de résistance et de création.
RESISTER, C’EST CREER. CREER, C’EST RESISTER.*
Résister et Créer, c’est ce que font au quotidien les salariés, bénévoles, entrepreneurs, consommateurs, élus… de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ses 200 000 entreprises et 2 millions de salariés rassemblent une grande diversité d’initiatives économiques, ni publiques, ni capitalistes, qui cherchent à produire, consommer, décider et vivre autrement, de manière plus respectueuse des hommes, de l’environnement et des territoires.
Pourtant, ces initiatives apparaissent fragmentées. Leur offre de services et d’emplois est loin d’être à la mesure des besoins. Et elles ne parviennent pas à incarner un projet de transformation de société. Nous pouvons, devons peser et nous affirmer dans le débat public, influencer les décisions, mobiliser l’opinion, en créant un rapport de force favorable, pour changer d’échelle, changer de cap, de modèle socio-économique.
Pour y parvenir, nous proposons de réfléchir et travailler collectivement à des Etats généraux pour une économie sociale et solidaire, qui mis en œuvre dès l’automne 2010 se tiendraient à l’été 2011.
L’objectif ne serait pas d’organiser un rassemblement sans suite ou de réitérer un travail d’élaboration de propositions déjà mené. Il ne s’agirait pas de prolonger ou de refaire ce qui a déjà été fait, mais de s’appuyer dessus, pour atteindretrois objectifs.
METTRE EN MOUVEMENT, CONVAINCRE L’OPINION, INFLUENCER LES DECISIONS
Mettre en mouvement les acteurs de terrain (dirigeants, salariés, sociétaires, bénévoles…) partout sur les territoires.
Pour changer la donne, il faut mobiliser « ceux qui font » : la vigueur de nos entrepreneurs, la proximité et l’ancrage territorial de nos organisations et réseaux, l’engagement de nos sociétaires et bénévoles, consommateurs, la force de frappe de nos grandes entreprises, la mobilisation des élus locaux sont autant de leviers pour faire mouvement. Développons le sentiment d’appartenance, revendiquons notre fierté à mettre en œuvre une autre économie !
Faire connaître et reconnaître nos valeurs, nos pratiques, nos solutions. Toucher, mobiliser les citoyens, pour leur donner envie d’agir, de s’impliquer dans l’ESS.
Tant que l’ESS ne sera pas populaire, au sens premier du terme, elle ne sera pas prise au sérieux durablement. L’ESS doit montrer au plus grand nombre qu’elle est à la fois une économie utile à leur quotidien et à leur mieux-vivre et une économie à laquelle ils donnent sens par leur consommation, leur épargne, leur travail. Une économie au service des personnes ; des personnes pleinement acteurs de l’économie.
Influencer les décisions, pour créer un environnement favorable au développement de l’ESS, et plus largement d’une économie plus humaine.
Tous les leviers sont à actionner : formation, fiscalité, commande publique, aides publiques, politiques d’innovation et d’aménagement du territoire, régulations européennes et internationales, etc. Pour convaincre, nous devons porter des propositions fortes argumentées, transformatrices, réalisables, en s’appuyant sur les travaux existants. Nous devons aussi développer un langage de la preuve de nos pratiques et rechercher l’exemplarité. Et enfin, rechercher une meilleure articulation entre propositions et politiques publiques territoriales, nationales et européennes.
UNE NOUVELLE GENERATION, UN LANGAGE COMMUN, SORTIR DE L’ENTRE-SOI
Pour atteindre ces trois objectifs, réussir ces Etats Généraux, nous devons nous attacher à:
Faire émerger une nouvelle génération de dirigeants et de représentants de l’ESS.
Une génération issue du terrain et des territoires, des forces organisées et non-organisées. Une génération plus diverse, plus féminine, plus jeune, en phase avec la société : comment prétendre changer une société à laquelle on ne ressemble pas ? De nouveaux visages, de nouveaux porte-paroles sont nécessaires, pour porter et développer l’ESS dans les 15 prochaines années.
Sortir de l’entre-soi et créer de nouvelles alliances, audacieuses et porteuses de sens pour faire émerger maintenant cette économie humaine.
L’ESS est un puissant facteur de renouveau mais n’arrivera pas seule à changer de cap, et ne doit pas rester en vase clos. Pour jouer pleinement son rôle, elle doit nouer de nouvelles alliances avec l’ensemble des acteurs du changement, élus, syndicats, ONG, mouvements sociaux, consommateurs, entrepreneurs responsables, logiciels libres, réseaux sociaux, etc.
Construire un langage commun, sur qui nous sommes et où nous voulons aller.
L’ESS riche de sa diversité, ne parvient pas encore à parler un langage commun, lisible, audible, sur ce qu’elle est et son projet. Un travail de convergence entre ses différentes sensibilités (économie sociale, économie solidaire, entrepreneuriat social) est nécessaire.
CONSTRUISONS ENSEMBLE CES ETATS GENERAUX 2011
Les Etats généraux de l’ESS que nous appelons de nos vœux doivent créer les conditions d’une dynamique innovante, démocratique, inclusive, partant des territoires et de leurs acteurs, et leur permettant de s’approprier pleinement la démarche.
Cherchons donc ensemble les voies positives pour que l’ESS puisse réellement faire mouvement, dans son unité et sa diversité, au service de la société et de son émancipation.
Une rencontre sur les Etats généraux sera organisée en septembre 2010. Nous y débattrons ensemble de la pertinence de ce projet, et s’il est retenu, déterminerons collectivement les objectifs précis, ses modalités de mise en œuvre, sa gouvernance.
* * * * * * * *
Rejoignez ces premiers initiateurs et envoyez nous un mail sur lelaboess@gmail.com!
* « Résister, c’est créer. Créer c’est résister », reprenons à notre compte l’appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, en 2004.
Elle est administratrice d'Alice cooperatif concept depuis sa création, Geneviéve Saint Léger vient de créeer Les délice d'Alice
Entreprise d'insertion, "Les délices d'Alice" emploie des hommes et des femmes originaires de différents continents et dépositaires de la tradition culinaire de leur pays.
"Les délices d'Alice" est une entreprise solidaire qui allie qualité des prestations et insertion professionnelle.
Créée en Mai 2009, "Les délices d'Alice" s'appuie sur les savoirs faire de femmes et d'hommes passionnés par les saveurs et les recettes du monde entier.
Ils vous proposent une cuisine raffinée et une présentation qui raviront l'oeil et le palais......
LES DELICES D'ALICE - 13 rue de cotonou 94000 CRETEIL - Tél.: 01 43 77 42 20
contact@lesdelicesdalice.com
Du 20 au 29 janvier prochain dans les stations de métro et gares franciliennes et sur Internet
A l’initiative de la Région Île-de-France et en partenariat avec le Planning familial, l’ANCIC, la CADAC, la deuxième édition de la campagne Sexualité, Contraception, Avortement se déroulera du 20 au 29 janvier prochains.
Cette campagne a pour objectif de faciliter l’accès des Franciliennes et des Franciliens à une information claire et complète concernant leur sexualité, et à lever les tabous qui peuvent freiner l’accès à la contraception ou à l’interruption volontaire de grossesse.
« Cette année, nous souhaitons poursuivre nos efforts plus particulièrement en direction des jeunes », déclare Francine Bavay, vice-présidente de la Région Île-de-France chargée du Développement social et de la santé.
La première édition de la campagne, en 2008, a permis une augmentation notable du nombre d’appels au 01 48 00 18 66, le numéro gratuit d’information mis en œuvre par la plate-forme associative.
84% des appels concernaient l’accès à l’IVG, et venaient majoritairement de femmes appartenant à la tranche d’âge des 22-30 ans.
Par ailleurs, une étude réalisée par un organisme indépendant a montré que 86% des interviewés ont trouvé cette campagne « utile », et 73% ont jugé qu’elle avait trouvé le « ton juste ».
Aussi face aux besoins ressentis par la population francilienne, la Région Île-de-France a décidé de relancer cette campagne en 2009.
Cette année, la campagne d’affichage dans les métros et les gares connaît une réelle montée en charge, avec 1700 panneaux prévus contre 700 l’année dernière, lors de la première édition.
De plus, cette campagne d’information sera relayée sur Internet, sur des media plus particulièrement ciblés vers les publics jeunes.
Pour soutenir le Planning Familial et défendre le droit à l'information, à l'éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous, signez la pétition. Vous pouvez également télécharger la pétition au format .pdf ici.
En diminuant de 42 % pour 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme la suppression des associations intervenant sur l’accueil, l’information et l’orientation pour la contraception, la fécondité, la sexualité ; mission confiée en 1967 par la Loi Neuwirth (légalisation de la contraception).
La suppression des financements pour ces actions entraînera la disparitions d'1/3 des associations ! Soutenez le planning et participez à ses actions ! Signez la pétition !
Imaginez que vous vous trouviez dans un restaurant et que vous mangiez un excellent repas. Peut-être aurez vous l'envie de le cuisiner le lendemain chez vous pour vos amis ?
C'est impossible, car vous n'avez pas la recette du plat. Vous pouvez toujours le manger dans le restaurant, mais même si vous connaissez le goût, vous ne savez pas comment le reproduire.
En informatique, c'est la même chose avec un logiciel. La plupart des logiciels sont distribués sans leur recette, et il est interdit d'essayer de comprendre leur fonctionnement (on parle dans ce cas d'un logiciel propriétaire). Il est interdit de les partager avec vos amis, et il est interdit d'essayer de les modifier pour les adapter à vos besoins.
En revanche, un logiciel libre vous garantit plusieurs libertés :
la liberté d'utiliser le logiciel, pour quelque usage que ce soit (liberté 0)
la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à vos propres besoins (liberté 1). L'accès au code source est une condition pour tout ceci
la liberté de redistribuer des copies de façon à pouvoir aider votre voisin (liberté 2)
la liberté d'améliorer le programme, et de diffuser vos améliorations au public, de façon à ce que l'ensemble de la communauté en tire avantage (liberté 3). L'accès au code source est une condition pour tout ceci
Avec un logiciel libre, vous avez le plat, la recette, le droit de redistribuer (ou de vendre) le plat, la recette, et même de la modifier.
6 projetsCréaRîF 2008 ont été primé le 29 mai, le prix de l'entrepreunariat féminin a été décernée à Alima Arouali,qui anime l'association Alice GUY pour son projet Vidéo Femme. Alice GUY est accompagnée par Alice Cooperatif Concept.
l'’association ALICE GUY PRODUCTION a été créée en décembre 2006. Elle réunit des techniciens et techniciennes de l’audiovisuel et du cinéma, des réalisateurs et réalisatrices, des militants associatifs et syndicaux.
Son objectif consiste à mettre à la disposition des femmes des quartiers défavorisés des compétences permettant de s’exprimer par la vidéo.
Depuis de nombreuses années se sont mis en place des ateliers artistiques autour des pratiques audiovisuelles et d'éducation à l’image destinés, la plupart du temps, à un public d’adolescents. ALICE GUY propose des ateliers destinés à des femmes et jeunes filles des quartiers populaires, la plupart du temps exclues de ce type de dispositif. L’objectif n’étant pas de les transformer en spécialistes de l’audiovisuel mais de leur permettre d’être un peu plus libres face à des flots d’images qui, trop souvent, montrent une réalité éloignée de leurs préoccupations.
La vie d’une femme dans les milieux populaires, consiste la plupart du temps à élever les enfants, à travailler et/ou à s’occuper des tâches ménagères. Elles n’ont pas beaucoup de loisirs, tout leur temps et leur énergie étant consacrés à la famille. Elles ne s’autorisent que rarement à faire quelque chose pour elles-mêmes. Le manque de temps et d’argent étant aggravé, pour certaines d’entre elles, par les limites sociales, culturelles ainsi que les problèmes de langues et d'analphabétisme renforçant ainsi leur isolement.
Donner les moyens à des femmes des quartiers de s’emparer d’une caméra, c’est déjà rompre une certaine forme d’enfermement, leur ouvrir une nouvelle forme de communication pour se raconter, raconter leur quotidien, leur environnement, le montrer aux autres.
L'année 2008 sera consacrée à la mise en place du premier atelier « VIDEO-FEMMES ». Alice Guy ambitionne, en partenariat avec Martine Delpon, VIDEO-FEMMES de Créteil,videofemmes.blogspirit.com/ qui a une expérience de plusieurs années d’ateliers vidéo avec des femmes du quartier du Mont-Mesly dans le cadre Festival du film de femmes de Créteil, de créer une « fédération » de VIDEO- FEMMES dans toute l’Ile de France.
Qui est Alima Arouali ?
Alima est chef monteuse et réalisatrice de documentaire , elle a réalisée avec Anne Galand : on est pas des steaks hachés en 2002
Elles racontent leur rencontre et l'aventure de la réalisation du documentaire : Alima AROUALI est monteuse ; Anne GALLAND est cadreuse et réalisatrice d'un premier film documentaire : "PORTRAIT À QUATRE MAINS".
Elles militent depuis longtemps dans le même syndicat du spectacle, mais c'est sur un stage d'écriture de scénario, en 96, qu'elles se sont vraiment rencontrées. En 99, Alima devient le personnage central du film d'Ali AKIKA :
"ENFANTS D'OCTOBRE", dont Anne fait l'image.
La grève des McDo, fin 2001, leur donne envie de réaliser ensemble un film sur cette lutte dans laquelle elles trouvent naturellement leur place dans le comité de soutien.
En décembre 2001, lors d’une Assemblée Générale des intermittents du spectacle, des jeunes sont venus nous parler de la grève qu'ils menaient depuis plus d'un mois au McDonald's du Faubourg St-Denis.
Nous sommes toutes les deux intermittentes du spectacle, travaillant l'une à l'image, l'autre au montage. Un statut doublement précaire : non seulement ce n'est pas facile de trouver du travail et de faire chaque année le nombre d'heures suffisant pour avoir droit aux indemnités de chômage, mais de plus ce régime spécifique est sans cesse remis en question et menacé.
Nous étions donc une fois de plus mobilisées pour défendre nos droits, et voilà que ces jeunes sont venus nous interpeller. Eux aussi se débattaient dans un monde du travail aux tendances de plus en plus libérales. Nous ne savions rien de leurs problèmes. Ils nous touchaient. Ils nous renvoyaient à une situation de travail encore plus violente que la nôtre.
Nous avons été tout de suite d'accord : il y avait peut-être un film à faire, et ce film, nous avions envie de le faire ensemble.
Dès le lendemain, nous partons en repérage.
Devant leur restaurant fermé, transis de froid, les jeunes grévistes se relayent pour faire le piquet de grève. Nous rencontrons aussi des militants du comité de soutien qui les entourent, syndicalistes, anti-mondialistes, « électrons libres », dont l'une des tâches est de récolter des fonds pour permettre aux grévistes de survivre financièrement. Nous sympathisons.
On nous appelle quelques jours plus tard. Les grévistes viennent d'occuper leur restaurant. L'histoire est en train de se vivre. Si on ne se lance pas dans l'aventure du tournage sans attendre, il n'y aura pas de film. Alors on tourne.
FILM SANS PRODUCTEUR ET SANS DIFFUSEUR
Peu de temps après, nous prenons connaissance de l’appel d’offre de Télévision Création Citoyenne-TCC, qui cherche des projets. L'écriture d'un dossier nous permet de prendre du recul, de préciser nos intentions, de réfléchir à notre démarche de réalisatrices.
En attendant la réponse de TCC, nous continuons le tournage avec nos moyens. Nous suivons une histoire qui s'écrit d'elle-même, et dont nous ne connaissons pas la fin. Personne n'imaginait que cette grève allait durer aussi longtemps ! Notre film se construit au jour le jour. Il y a les rendez-vous fixes : les AG du mercredi soir à la bourse du travail de la rue de Turbigo, les "actions des samedis noirs" où l'on va tous en chœur occuper d'autres McDo. Pour les évènements ponctuels, il y a toujours quelqu'un pour nous prévenir.
Parallèlement nous mettons en scène quelques séquences de dialogues avec certains des acteurs du mouvement dont la réflexion viendra enrichir les scènes de vie de notre film.
UNE CO-RÉALISATION
Anne avait sa caméra, une PD150 Sony, tout à fait adaptée à ce genre de tournage, avec une deuxième piste son en plus du micro caméra. Mais il fallait quelqu'un au son ! Nous ne pouvions pas proposer de salaire, et nous ne savions pas combien de temps allait durer le tournage. Il fallait être très disponible et démarrer au quart de tour.
Alima s'est initiée à la prise de son. Nous nous sommes équipées d'un système HF qui nous permettait une autonomie de mouvement.
Le fait d'être l'une à l'image et l'autre au son nous permettait d'être complémentaires. Nous co-réalisions. Cela a très bien fonctionné.
Nous avons eu la chance que TCC accepte notre projet, ce qui nous a permis de trouver notre producteur : la CATHODE, chez qui nous avons pu monter notre film.
C’était important pour nous d’avoir un producteur, une structure professionnelle, une contrainte de finition. Cela nous a donné la force de continuer le travail que nous avions commencé.
Nous avons eu le temps nécessaire pour le montage, deux mois et demi. Ce temps nous a permis de réaliser le film qu’on voulait.
Alima est monteuse. Nous avons, là encore, travaillé à deux. La plupart du temps, les productions imposent cinq, voire seulement quatre semaines de montage pour un documentaire, ce qui n'est vraiment pas suffisant pour un film qui se construit en grande partie à ce moment-là.
UN FILM MILITANT
Nous étions partie prenante de cette grève. Nous pensions que ces jeunes avaient raison et nous étions de leur côté.
Nous avons vécu une expérience de solidarité extraordinaire, basée sur le respect mutuel, entre ces très jeunes grévistes qui avaient pris leur lutte en charge, qui négociaient seuls avec leur gérant et ces militants chevronnés qui mettaient au service de ces jeunes leur expérience et leur énergie, chacun selon ses compétences.
N’étant pas employées chez McDo, et n’ayant plus l'âge des grévistes, c'est naturellement dans le comité de soutien que nous avons trouvé notre place.
Réaliser un film était notre manière de participer à cette lutte. Un film engagé certes mais avec une volonté de faire du cinéma. Notre regard est totalement subjectif, et nous le revendiquons comme tel. C'est délibérément que nous avons choisi de ne pas interviewer le gérant du McDo. Nous nous sommes intéressées aux acteurs de la lutte, à leur personnalité, à leurs motivations.
Nous avons eu la chance de filmer une belle histoire avec de beaux personnages et qui se finit bien.
LE PUBLIC
Tous les gens à qui nous avons parlé de ce film ont envie de le voir.
Pour l'instant, notre diffuseur, TCC, devrait le programmer bientôt sur le canal 35 qu'il partage actuellement avec d'autres chaînes associatives.
Bien sûr, nous allons le proposer aux télévisions qui diffusent des films documentaires, en espérant qu'elles ne se montreront pas trop frileuses politiquement.
Mais c'est dans une vraie salle de cinéma, au "Magic Cinéma" de Bobigny, qu'aura lieu l'avant-première, le 16 octobre prochain, dans le cadre des deuxièmes rencontres du cinéma citoyen. Une soirée exceptionnelle, en présence des grévistes et des membres du comité de soutien.
D'autres dates sont déjà prévues : - Le 21 octobre, à 15 heures, au cinéma "Images d'ailleurs" (Paris - 5ème) dans le cadre de la semaine de cinéma social. - Le 6 novembre, en soirée, après un concert, sur la Guinguette Pirate (Paris - 13ème)
Aujourd'hui, les salles s'équipent de vidéo projecteurs, des films documentaires sortent sur grand écran. Les festivals attirent de plus en plus de monde.
De nouveaux réseaux de diffusion se mettent en place, associatifs et militants, pour un public qui manifeste de plus en plus d'intérêt pour ce cinéma qui raconte des histoires vraies.
Alima AROUALI
Anne GALLAND
Septembre 2002
Qui était Alice Guy ?
En mars 1894, Alice Guy n’a que 21 ans, lorsqu’elle est engagée comme secrétaire par Léon Gaumont. Dans le courant de l’année 1895, un jeune savant, Georges Demeny, propose sa dernière invention à Léon Gaumont, le " phonoscope ", capable d’enregistrer et de projeter des vues animées. Alice est très intéressée par ces nouvelles techniques : « avec cet incroyable outil qu’est le cinéma, ne pourrait-on pas faire quelque chose d’autre que de filmer des défilés, des trains qui entrent en gare ou du personnel qui sort d’une usine ? Et si on racontait des histoires ? »
C’est ainsi que Alice Guy réalisa le premier film de fiction du monde. Il fut tourné à Belleville par un dimanche ensoleillé à la fin de l’été 1896, « La Fée aux choux » (20 mètres de pellicule en 60 millimètres, durée : 1 minute 30). Ce fut un tel succès qu’une longue série de films suivit. Des films de plus en plus longs sur des thèmes très divers. Alice Guy assura la prospérité de la maison Gaumont pendant les onze années suivantes, jusqu’en 1907, date à laquelle elle se marie avec Herbert Blaché. Le jeune couple quitte la France pour les Etats-Unis où Alice Guy continuera à faire et à produire des films. Elle revient en France, après son divorce en 1922, où tout le monde l’a oubliée. Ce n’est qu’en mars 1957 que la Cinémathèque française lui offre un discret hommage. Elle s’éteint en 1968 aux Etats-Unis.
Il faudra attendre 17 ans après « la fée aux choux » pour que d’autres femmes deviennent metteuses en scène.