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 OCTOBRE BOUGE

  • webalice
  • Lundi 08/08/2016
  • 16:48
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Les Amis (Alternatives malakoffiotes pour l'initiative solidaire)
et L'ardeur présentent :


Octobre Bouge à Malakoff


DEUXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL DE CONFÉRENCES GESTICULÉES MAIS PAS QUE !

Gesticulants 2016

VENDREDI 30 SEPTEMBRE 19  heures, La Décroyance, ou comment je suis devenu athée sans me brouiller avec ma famille par Jean-Philippe Smadja SAMEDI 1er OCTOBRE 9 h 30, atelier : laïcité, religions, croyances... c’est quoi le problème ? 14 h 30, L’Économystification, ou savoirs quand t’y fier ? par Philippe Cormont 17 heures, atelier de résistance aux logiques quantitatives 20 heures, Alors on danse, ou comment j’ai retrouvé le sens de l’orientation par Claire Caron DIMANCHE 2 OCTOBRE 9 h 30, atelier de survie à lemloyabilité 14  heures, A quoi je dis oui, ou comment retrouver la dynamique de notre histoire populaire par Bernard Friot 18  heures, atelier : comment ne pas se tromper de mobilisation et l’hypothèse du salaire à vie


  PREMIER WEEK-END
D’OCTOBRE 2016

 salle Jean-Jaurès11, avenue Jules-Ferry, 92240 Malakoff
station de métro et de vélib : Malakoff - Plateau de Vanves

C'est quoi, une conférence gesticulée ?
Une conférence gesticulée est une sorte d’OVNI, un objet verbal non identifié. Ou plutôt vachement difficile à définir. Le partage d’un savoir entre gens qui ne sont pas experts de ce savoir. Une parole bâtie avec la vie de celui qui parle et une bonne dose d’autodérision. Un outil d’éducation populaire inventé par Franck Lepage et la scop Le Pavé... Des « conf’ » y en a aujourd’hui près d’une centaine, avec autant de défintions que de gesticulants.
Le principe ? La rencontre entre des savoirs froids (ceux qu’on trouve dans les livres...) et des savoirs chauds (ceux de notre expérience, qu’on ne trouve nulle part). A l’arrivée, cela ne donne pas un savoir tiède, mais un orage !
C’est, avant tout, une drôle d’aventure. Car gesticuler, c’est aller au-delà de ce que l’on se croyait autorisé à dire. Donner de la voix parce qu’on est convaincu de l’urgence à faire, ensemble, ce « petit pas de côté » qui change radicalement notre vision du monde.
En pratique
ENTRÉE : 8 €
(conf + atelier)
PASS FESTIVAL : 24 €
Tarif réduit
pour les chômeurs,les précaires,les jeunes fauchés, les vieux  dans la misère et tous les autres survivants aux minimas divers...

Du vendredi soir au dimanche soir, buvette et petite restauration sur place. Du bon et du bio pour tous (à partir de 4  €).

FESTIVAL NON SUBVENTIONNÉ, AUTOGÉERÉ ET AUTOFINANCÉ...
Le prix des billets ne doit pas être un obstacle, aussi on calcule au
plus juste et on est prêts à trouver des solutions pour tout le monde. Après... à chacun de voir : si nous n’encaissons pas une bonne part d’entrées à tarif plein, il n’y aura pas de troisième éditon !

logo amis Logo ardeur

 Echanges directs et voisinage similaire : deux paramètres nécessaires à l’apparition de comportements coopératifs ?

  • webalice
  • Jeudi 04/08/2016
  • 15:39
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Echanges directs et voisinage similaire :
deux paramètres nécessaires à l’apparition de comportements coopératifs ?

 

MyScienceWork, qui d'aprés wikipédia  est une entreprise qui développe des plateformes de promotion en ligne, destinées aux institutions de recherche. Chaque plateforme est intégrée à un portail international unique. Appelées Polaris, ces plateformes utilisent une variété de canaux disponibles pour optimiser la dissémination et la communication de la recherche : l’accès libre aux publications scientifiques, un moteur de recherche innovant et la vulgarisation scientifique1,2. Les plateformes Polaris sont connectées à une communauté internationale de chercheurs et passionnés de sciences via le portail MyScienceWork.com.

La coopération est l’opposé de la compétition. La théorie de l’évolution de Darwin est essentiellement basée sur la sélection dans un but de survie et donc de compétition. Or ce principe est remis en cause par un nouveau modèle mathématique développé par des scientifiques d’Allemagne, d’Angleterre et des Pays-Bas. Deux paramètres, la réciprocité et le voisinage, influençant les comportements et prises de décision, ont été testés selon les méthodes de la théorie des jeux. Les résultats de cette étude montrent que, grâce à ces deux paramètres combinés, les théories de l’évolution peuvent malgré la compétition développer des comportements d’entre-aide et de coopération pour l’intérêt collectif.

La coopération est l’opposé de la compétition. La théorie de l’évolution de Darwin est essentiellement basée sur la sélection dans un but de survie et donc de compétition. Or ce principe est remis en cause par un nouveau modèle mathématique développé par des scientifiques d’Allemagne, d’Angleterre et des Pays-Bas. Deux paramètres, la réciprocité et le voisinage, influençant les comportements et prises de décision, ont été testés selon les méthodes de la théorie des jeux. Les résultats de cette étude montrent que, grâce à ces deux paramètres combinés, les théories de l’évolution peuvent malgré la compétition développer des comportements d’entre-aide et de coopération pour l’intérêt collectif.

 

Le modèle le plus simple pour analyser la coopération en théorie des jeux est le « Dilemme du prisonnier ».Couramment utilisé en économie expérimentale, il propose à deux joueurs de choisir entre coopérer ou se désister sachant que la coopération des deux joueurs entraîne une récompense pour chacun. Les joueurs ont donc tous deux intérêt à coopérer. Une règle supplémentaire implique que, dans le cas où l’un des deux se désiste, ce sera celui qui aura coopéré qui perdra le plus. Ainsi, si les joueurs n’ont qu’un seul essai, on constate que chaque individu a personnellement intérêt à se désister bien qu’ils auraient gagné plus en coopérant. Ce système modélise le conflit entre bénéfice personnel et rationalité de l’intérêt commun.

 

Une étude publiée le 4 juin 2012 dans la revue en ligne PNAS par des équipes de l’université d’Amsterdam, de l’institut Max-Plank ‘Biologie Evolutive’ et de Harvard ont introduit dans le « dilemme du prisonnier » deux paramètres supplémentaires, la réciprocité et l’entourage d’une population similaire. Selon Matthijs van Veelen, économiste à CREED de l’université d’Amsterdam, « ces deux éléments ont été abondamment étudiés en dynamique sociale. Mais pris ainsi de façon indépendante aucun d’eux ne permet d’obtenir une situation de coopération. Pourtant les comportements collaboratifs existent et notamment chez l’espèce humaine. C’est ce que nous avons cherché à modéliser. »

 

Lorsque les joueurs sont mis une seule fois face au dilemme du prisonnier, ils auront tendance à toujours choisir de ne pas coopérer afin de minimiser les pertes. Si le « jeu » est reproduit plusieurs fois, les comportements sont alors modifiés par la prise en compte de la réaction de l’autre joueur au tour d’après. En effet, chacun peut craindre des représailles de la part de l’autre en réaction à une défection. La réciprocité est alors modélisée par la répétition. La situation atteint alors un équilibre appelé « équilibre de Nash » dans lequel aucun joueur n’a intérêt à changer sa stratégie. Ce résultat est très connu des économistes. Il est aussi utilisé en biologie, psychologie, législation et sociologie. Néanmoins si un choix désavantageux est introduit dans la succession des stratégies des joueurs (on force un joueur a ne pas coopérer) alors tout l’équilibre est rompu. La coopération totale des deux joueurs n’est alors plus conservée.

 

Diogènes aide Marat a s'échapper de l'asile. Source : quapan / Flickr
Coopération prisonier

Les chercheurs ont trouvé que l’ajout d’un second paramètre, la structure de population, pouvait alors permettre de retrouver de la coopération malgré la perturbation de l’équilibre. La structure de population est la prise en compte des échanges directs entre plusieurs participants voisins qui jouent selon la même stratégie. Ce genre d’interactions peut être trouvé dans plusieurs catégories de population. « Par exemple, explique Matthijs van Veelen, on considère selon un modèle simpliste que les frères et sœurs vont souvent prendre les mêmes décisions du fait de leur éducation commune. Une même culture au sein d’une population ou d’un pays peut aussi induire cet effet. » Ce paramètre est connu pour favoriser des sentiments comme l’empathie et des comportements d’entre-aide et de coopération.

 

« Grâce à notre simulation, nous étudions les interactions entre ces deux mécanismes, la réciprocité et la structure de population. Nous avons tracé l’ensemble des stratégies des individus obtenues en faisant varier ces paramètres. Cela nous a permis de distinguer des configurations dans lesquelles apparaissent des comportements coopératifs malgré une rupture occasionnelle de l’équilibre. » La coopération construite sur la base de la réciprocité uniquement n’est pas stable. Par contre, la combinaison des deux, par exemple répétition du jeu et quelques interactions au sein d’une population d’intérêt commun, permet de retrouver une coopération selon un équilibre stable.

 

« Selon les quantités ajoutées des deux ingrédients : rétribution et structure de population nous obtenons différents degrés de coopération : coopération maximale, oscillation entre coopération et désistement, désistement total. » Bien que ce modèle soit simpliste, ceci est particulièrement vrai pour les sociétés humaines. Nos tâches quotidiennes sont généralement répétitives. Le partage d’une information ou l’entraide sont des décisions qui opposent souvent intérêt commun et gain personnel. Mais les interactions directes entre les individus ajoutent à cela des éléments d’empathie, de respect etc. notamment au sein d’un même groupe, d’une même famille ou d’une population. « Les paramètres qui permettent la coopération sont donc différents à différents endroits du monde et dans différentes cultures. De manière générale, ceci nécessite des liens sociaux entre les individus ainsi que la répétition de la situation afin d’exercer une pression sur la prise de décision. » La présence de plus en plus importante des réseaux sociaux numériques, credo de la philosophie MyScienceWork, bouleversent nos rapports aux « autres ». Ils permettent de créer des structures de population d’intérêt commun sans qu’il y ait de rapprochement géographique. Les résultats théoriques de cette récente étude nous permettent donc de mieux comprendre le fort couplage entre web 2.0 et pratiques coopératives et collaboratives à grande échelle.

Voici une vidéo faisant partie du matériel associé à une récente publication sur la coopération chez les éléphants (voir En savoir plus)

Source : M. van Veelen, J. Garcia, D. G. Rand, M. A. Nowak. Direct reciprocity in structured populations. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2012; DOI: 10.1073/pnas.1206694109

 

En savoir plus : Evolution de la coopération au sein d’une population dans un environnement spatial http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CFQQFjAB&url=http%3A%2F%2Fnimbios.org%2F~xavier%2Fmemoire.pdf&ei=Xk_YT829MMyt8QOb4MiQAw&usg=AFQjCNG6J3-TYhoPpd0qi9NLZvsXJRuqkQ

Elephants know when they need a helping trunk in a cooperative task http://www.pnas.org/content/108/12/5116

Les activités coopératives apparaissent de nos jours sous de nombreuses formes:

OuiShare : la communauté de l’économie collaborative http://consocollaborative.com/

Le Co-LabCoopération, co-opétition, collaboration, co-opportunité, économie collaborative, co-management, Co-Révolution… KesaCO? http://www.co-lab.fr/a-propos/

Comments

Nabellaleen 4 years ago

Très intéressant !

N'ayant pas accès à PNAS, et donc au contenu de l'article, je me pose une question suite à la citation suivante :
« Selon les quantités ajoutées des deux ingrédients : rétribution et structure de population nous obtenons différents degrés de coopération : coopération maximale, oscillation entre coopération et désistement, désistement total. »
=> Quels jeux de paramètres permettent d'obtenir la coopération maximale ?
Car d'un point de vue sociologique voir politique, on pourrait envisager d'utiliser ces deux "leviers" de plus pour encourager la population à adopter une attitude qui parait plus "saine" (c'est très relatif, mais bon ... :))

Laurence Bianchini 4 years ago

Bonjour Nabellaleen,

Voici une photo (on fait comme on peut, vive l'open access) du graphe des stratégies obtenues suivant les deux paramètres 'structure de population' et 'répétition'
https://twitter.com/MyScienceWork/status/212922872618958848/photo/1

Les sociétés humaines se trouvent dans la zone 'forte répétition' et un peu de 'structure de population' (dans le cercle rouge en bas à droite). Il faudrait donc, selon ce schéma, augmenter la 'structure de population' pour se déplacer dans la zone "un peu de défection + de la coopération" vers la zone supérieure "100% coopération"!

Les réseaux sociaux et internet peuvent donc servir à cela en créant des communautés d'intérêts!

Laurence

Nabellaleen 4 years ago

Merci Laurence,

Pour faciliter la compréhension d'éventuels autres intéressés, je me permet de préciser que :
- La règle de Hamilton (Hamilton's rule), en ordonnée, caractérise l'altruisme et par extension la "structure de population"
- Le théorème folk (Folk theorem), en abscisse, caractérise à priori (corrige moi si je me trompes :$^^) la "fréquence d'apparition" d'une situation menant à un dilemme (qui peut alors renverser la balance et faire changer la stratégie du joueur, de la coopération à la non-coopération, ou l'inverse)

Plus cette dernière fréquence est haute, moins la situation "altruiste" ou "non altruiste" (fixée par la règle de Hamilton) est stable.
On découpe donc alors les espaces suivants :
- En bas à gauche : non-altruiste en permanence
- En haut à gauche : altruiste en permanence
- En bas à droite : majoritairement non-altruiste mais avec régulièrement des changements (et donc un peu d'altruisme)
- En haut à droite : la plupart du temps altruiste, avec toutefois régulièrement des changements (et donc du non-altruisme)



Les réseaux sociaux me paraissent intéressant, en effet, pour fonder des communautés, par contre ils me paraissent être aussi une sorte de source d'entropie comportementale. En gros, le réseau social, à mon avis, augmente à la fois l'altruisme et la fréquence des dilemmes.

On voit aussi que toute action amenant à la ségrégation de sous-partie de la société casse la structure, et donc l'altruisme. Il est donc probable que les attaques politiques contre des "minorités", pratique qui a semblé se banaliser ces dernières années, n'aide clairement pas à amener les gens vers une situation de coopération.
A l'inverse, toute situation cherchant l'égalité et la fraternité me paraissent favoriser cette coopération.

Bon ... y'a plus qu'à ... XD

(désolé, je réfléchis un peu à "haute voix" ^^)

Nabellaleen 4 years ago

Les grands esprits se rencontrent :

Dimanche dernier, @Merome a écrit un article qui colle assez bien avec le sujet : http://merome.net/blog/index.php?post/2012/06/10/Le-temps-du-partage ;)

AdrienC 4 years ago

Pour ceux que ça intéresse, Pierre Kropotkine a été l'un des premiers à défendre l'idée d'entraide dans les relation inter et intra espèce : l'entraide, facteur de l"évolution 1902.
Kropotkine était également un notoire anarchiste et un géographe cartographe naturaliste.
Brillant homme.
Ecrivez-moi si vous voulez que je vous passe l'article original.
Adrien

Serge Le Boulch 4 years ago

Article et échange très intéressants, qui éclaire rétrospectivement la démarche assez intuitive (mais pas que..), qui a conduit à la création de la société "Récipro-Cité".
Celle-ci promeut la réalisation d'éco-résidences inter-générationnelles, facilitant le voisinage actif et la mutualisation de services réciproques ... Faire de la mixité générationnelle dans l'habitat, considérer le vieillissement de la population comme une opportunité, en luttant contre la baisse du pouvoir d'achat et la perte du lien social.
Le pari Pascalien dans la théorie des jeux ?
Serge

Pierre Turcotte 4 years ago

Intéressant, mais je me dois de faire quelques commentaires. (1) Je ne crois pas que l'on doive associer la théorie de l'évolution à la compétition plutôt qu'à la coopération. Darwin, dans son livre « l'origine des espèces ", met l'accent sur la variabilité en tant que principal facteur favorisant la survie d'une espèce. Par exemple, une même espèce de plante ayant sous divers climats soit des feuilles avec une plus grande surface ou non pourra éventuellement survivre grâce à cette caractéristique à la suite par exemple de bouleversements climatiques modifiant le degré de luminosité. On peut étendre ce facteur aux humains en considérant par exemple la couleur de la peau. (2) La coopération et la compétition ne sont pas garantes ni un ni l'autre d'une "désirabilité" morale. Les nazis ont autrefois coopéré entre eux pour tenter d'éliminer beaucoup de gens. D'autres personnes sont entrées en compétition avec eux, heureusement, pour les empêcher de le faire. (3) Je souligne la phrase suivante tirée du texte : ‘Les résultats de cette étude montrent que, grâce à ces deux paramètres combinés, les théories de l’évolution peuvent malgré la compétition développer des comportements d’entre aide et de coopération pour l’intérêt collectif." Ce ne sont pas les théories de l'évolution qui pourraient développer des comportements d'entraide, mais des individus. J’imagine que ça vient de la traduction faite sur internet du texte(?). Je suis impressionné par l'intérêt que vous porter à la théorie de l'évolution. J'aimerais que nous continuions à échanger sur le sujet.

Laurence Bianchini 4 years ago

Bonjour Pierre,

Je te remercie pour ton intérêt. Je ne suis bien sûr pas spécialiste du sujet mais je vais te répondre selon les éléments que j'ai retenu des mes entretiens avec les auteurs.
(1) La théorie de l'évolution est bien sûr basée en premier lieu sur la variabilité mais elle est 'modulée' par la sélection naturelle qui favorise la descendance de l'individu le plus fort. Voici ce qui s'apparente à la compétition (de la survie des espèces).
(2) Je suis d'accord, la compétition n'est pas forcément négative et la coopération positive.
(3) La théorie de l'évolution ainsi évoquée dans ce texte désigne des mises en équations de phénomènes complexes comme l'évolution des espèces et leur comportement. Les résultats ne sont donc pas transposables directement avec des individus réels. Ils permettent par contre de tester des hypothèses, de faire varier des paramètres, et d'observer comment les équations réagissent. Ces modèles reproduisent les évolutions réelles mais de façon très schématique voire simpliste.

 

 Inventer la gauche du XXIe siècle

  • webalice
  • Lundi 20/06/2016
  • 12:10
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Sur médiapart Un Interview de Jean louis Laville qui a co-dirigeait avec Jose Luis Coraggio Les Gauches du XXIe siècle. Un dialogue Nord-Sud,aux editions du bord de l'eau, à lire en urgence

 

 

« Il n’y a pas d'alternative à gauche », martelait François Hollande le 17 mai dernier, dans un mélange de wishful thinking et de complexe de supériorité. Bien au contraire, répondent les auteurs d’un ouvrage aussi massif que collectif (vingt-huit auteurs et 490 pages) intitulé Les Gauches du XXIe siècle. Un dialogue Nord-Sud, publié en français par Le Bord de l’eau, après être paru en espagnol l’an dernier.

La spécificité de ce livre est en effet d’avoir été écrit à parts égales par des chercheurs et des penseurs européens et sud-américains. Issu d’un travail de près de dix ans, lancé lors du Forum social mondial, il ne constitue pas un objet homogène ni ne trace une ligne politique unique. Mais il entend montrer qu’en dépit du reflux des gauches qui ont accédé au pouvoir dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, même compte tenu des dérives autoritaires de l’Équateur ou de l’implosion politique et sociale du Venezuela par exemple, il y aurait là un “patrimoine” d’expériences à exploiter.

Manières de penser le monde, façons de conquérir le pouvoir et de l’exercer, politiques nationales ou initiatives locales… Du Brésil à la Bolivie, la volonté de transformation sociale qui s’est exprimée ces dernières années en Amérique du Sud peut fournir un répertoire d’exemples, voire de modèles, à une social-démocratie laminée et à une gauche exsangue pour ce qui concerne l’Europe. À condition de prendre aussi en compte certains échecs édifiants ou dérives inquiétantes, de ne pas croire qu’on peut décalquer facilement un continent sur l’autre, et d’inscrire les transformations nécessaires dans une perspective commune, qui ne sépare plus le destin du Sud de celui du Nord, à l’heure des ressources planétaires finies et de l’anthropocène.

La social-démocratie de l'après-Seconde Guerre mondiale avait pu dissimuler ses faiblesses endogènes derrière l'ampleur de l'expansion économique, mais ce n’est plus le cas. Pour les auteurs de l’ouvrage, la gauche européenne restera bloquée tant qu'elle demeurera pensée comme le produit d'une histoire identifiée au socialisme, où l'on aurait eu un socialisme utopique originel, ensuite divisé entre une branche bolchevique, sous la forme du socialisme scientifique, et une branche sociale-démocrate. On le constate facilement aujourd’hui : cette histoire, qui recouvre l'alternative entre révolution et réformisme, n’a pas été “réglée” par la chute d’un communisme laissant toute la place à une social-démocratie aujourd’hui déstabilisée en profondeur.

Repenser la présence d’un État qui ne soit pas simplement le retour à l’État providence, dont les ressorts technocratiques et westphaliens sont devenus obsolètes, faire ressurgir la mémoire et les pratiques de l'« associationnisme », « démarchandiser » les sociétés, en finir avec des formes de « fétichisme politique », permettre une pluralité institutionnelle et une diversité démocratique… Autant de pistes explorées par les auteurs de cet ouvrage, parce que, comme l’écrit l’économiste argentin José-Luis Coraggio, l’un des deux directeurs de l’ouvrage, « si le sens des nouvelles gauches est de protéger l'humanité du suicide collectif auquel la mondialisation capitaliste la conduit, cela suppose non seulement d'identifier les tâches politiques spécifiques de chaque réalité locale, mais aussi de lutter ensemble, Nord et Sud, contre les valeurs encore hégémoniques de capitalisme et de modernité, de colonialité et de patriarcat ».

Aux éditions Le Bord de l'Eau Aux éditions Le Bord de l'Eau
Entretien avec l’autre codirecteur de
  •  
  •  
    https://www.youtube.com/watch?v=_F1ZneVfm6s

     Réaction au communiqué qu'a signé l'Udes avec les autres syndicats patronaux

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    • Mardi 14/06/2016
    • 17:40
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    L'union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) vient de signer un communiqué de presse commun avec les organisations patronales du secteur lucratif condamnant les luttes actuelles qui s'opposent aux modifications du droit du travail. On y lit notamment que "La surenchère actuelle dépasse le cadre acceptable d’un mouvement de contestation. La violence des propos et des actes ne sont pas admissibles. Si la grève est un droit, il y a également un droit de la grève qui ne peut avoir pour seule finalité de semer le désordre."

     Pourtant l'économie sociale et solidaire se caractérise par des principes :

    • de gestion, donnant la primauté du projet humain sur sa seule rentabilité financière,
    • de gouvernance, respectant le principe "une personne - une voix",
    • de politique salariale, tendant à réduire ou même supprimer l'échelle de salaire,
    • d'attention portée à la solidarité, au développement locale et à l'environnement.

     En tant qu'employeuses ou employeurs, salarié-e-s ou ancien-ne-s salarié-e-s de l'économie sociale et solidaire, nous  sommes en désaccord avec les positions de l'UDES. Le projet de loi sur le travail qui suscite la contestation désapprouvée par l'UDES, ne peut que favoriser la dégradation des conditions de travail en privilégiant entre autre des négociations locales déséquilibrées et en précarisant les salariés.

    Nous sommes donc solidaires et engagés dans les luttes menées actuellement par les syndicats et différents mouvements sociaux contre la loi réformant le code du travail. Nous soutenons leurs revendications, participons à leur lutte et appelons au retrait de cette loi.


    signez la pétition ici http://communique.odass.org/

     Appel aux associations citoyennes à participer à la mobilisation sociale*

    Votation citoyenne sur la loi travail

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    • Jeudi 02/06/2016
    • 19:59
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    Résultat de recherche d'images pour "votation citoyenne"

    Une bataille décisive est actuellement menée par un ensemble de forces
    syndicales, politiques et associatives et par de nombreux citoyens*pour
    s’opposer à la loi travail et à la remise en cause des libertés
    publiques. Le gouvernement se montre sourd à l’opinion publique, aux
    centaines de milliers de manifestants dans la rue, à l’opposition d’une
    partie de sa propre majorité, et installe un état permanent d’exception.
    Face aux remises en cause du droit et de la démocratie, les
    manifestations se multiplient. De nombreux débats, qui se développent
    partout en France, renouent avec les racines de l’éducation populaire en
    permettant aux citoyens de s’exprimer et d’élaborer collectivement des
    pistes de renouvellement de l’action publique et citoyenne.


    Cette offensive du gouvernement vise, comme l’a indiqué le chef de
    l’État, à « poser un nouveau modèle social » non seulement en France,
    mais dans de nombreux pays. *Nous refusons ce modèle irresponsable* qui
    banalise la corruption, financiarise la société, multiplie les
    inégalités, précarise les salariés et exclut les chômeurs. Un modèle
    suicidaire face au dérèglement climatique et au maintien de la paix, qui
    va à l'encontre de tout ce que défendent nos associations citoyennes en
    matière d’écologie, de culture, de solidarité, d’éducation, de
    participation citoyenne.

    Face à cette situation, nul ne peut rester passif ou indifférent. C’est
    pourquoi *les signataires appellent les associations citoyennes à :*

    *- participer massivement à la manifestation nationale du 14 juin,*où le
    Collectif des Associations Citoyennes sera présent « contre la loi
    travail, contre les SIB et contre les atteintes aux libertés » et « pour
    la démocratie, les droits fondamentaux et le vivre ensemble »,

    - répondre à la proposition de votation citoyenne*organisée par 7
    syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens, en allant sur sur le
    site de Solidaires
    <http://www.associations-citoyennes.net/wp-content/c.php?ec=2&l=enx6uYK2em5s&i=ZGRmnWCVaGpo&t=ZA&e=maabyJXVmpqmpdGmkdByns+Vzp1hxqKh&u=m6iq1KOdYGamn9GblMObqcenk6ClymKK09iWq6Cj0Y+WnarTqcifpZhd2Keij56Yj4DUmmC3pZXaxZ6j&v=7>,



     Quel futur pour l’emploi et le salariat ? (2) : une autre vision du travail et des revenus

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    • Lundi 30/05/2016
    • 12:43
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    le site theconversation.com  publie en deux parties ce texte de l’économiste Yann Moulier-Boutang, auteur de « L’abeille et l’économiste ». Dans la première partie il explore les racines de la crise et les conséquences de la révolution numérique. Dans la seconde partie ci-dessous il avance des solutions possibles.lire 'article https://theconversation.com/quel-futur-pour-lemploi-et-le-salariat-2-une-autre-vision-du-travail-et-des-revenus-59802


     Un conseil régional d'ile de France étonnant

    mais sans surprise hélas !

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    • Vendredi 13/05/2016
    • 15:46
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    Collectif Maintenant Arcadi

     

    INFO PASSEURS d'IMAGES: Information institutionnelle adressée aux bénéficiaires et partenaires du dispositif Passeurs d'Images à Arcadi Île-de-France le 10 mai

    « Bonjour à tous,

    Vous êtes, vous avez été bénéficiaires ou partenaires de la Coordination Passeurs d’images Ile-de-France animée par Arcadi et à ce titre nous souhaitons vous informer de la situation en cours.

    Le 11 avril dernier, Arcadi a dû adopter un budget d’établissement qui marque une baisse de 17% de son activité du fait de la réduction de la contribution régionale.

    Bien logiquement, ces baisses budgétaires impactent fortement notre activité d'autant que l’annonce est intervenue tardivement dans l’année budgétaire.

    Sachez avant tout que malgré ce contexte de forte contrainte budgétaire, l'établissement va s’attacher, pour cette année, à poursuivre ses missions pour l'accompagnement au plus près des porteurs de projets, des lieux de diffusion, des partenaires de l’action culturelle, des acteurs et des publics des territoires auxquels s’adresse son action.

    Pour autant, nous souhaitons attirer votre attention sur les points suivants spécifiques à la coordination Passeurs d’Île-de-France :

    - Si la décision a été prise de maintenir notre Commission d’aide aux projets Passeurs d’images, celle-ci ne pourra aider qu’un nombre restreint de projets en raison d'une baisse du budget de redistribution allouée aux ateliers par rapport à 2015 qui atteint 30% du fait des crédits déjà engagés

    - Sur les aides à la diffusion, l’enveloppe sera diminuée de 36%,

    - L’axe « formation// sensibilisation » a dû être réduit à une unique action soutenue pour 2016,

    - Trois Parcours de cinéma en festivals sont maintenus cette année contre une dizaine en moyenne depuis 2011,

    Nous avons conscience des difficultés qu’entraînent ces baisses pour les porteurs de projets et les partenariats territoriaux que nous avons à cœur de consolider et dont les attentes ne cessent de croître.

    Nous vous assurons de la mobilisation de l’ensemble de l’établissement pour faire vivre ses missions et de l’engagement particulier de l’équipe de « Passeurs d’images » pour le développement et l’articulation du dispositif qui porte désormais sur la thématique « Frontières ».

    La coordination Passeurs d’images en Île-de-France reste à votre écoute et à votre disposition pour dialoguer et vous apporter les précisions nécessaires."


     PTCE et collectivités locale

    séminaire national organisé par le RTES

    • webalice
    • Samedi 30/04/2016
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    Le RTES organise un séminaire sur les PTCE et le rôle des collectivités locales les 3 et 4 mai à toulouse , dans le cadre de l’interréseau PTCE (collectif de soutien au PTCE , MES, CNCRES,RTES, COORACE, Labo de l'ESS). Nous vous attendons nombreux, élus, chargés de mission, animateurs de pôles, pour partager vos expériences et questions. A cette occasion sera présentée la version actualisée de l’étude parue en 2014 "les rôles des collectivités locales dans les dynamiques de coopération économique territoriale".

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