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6 projets CréaRîF 2008 ont été primé le 29 mai, le prix de l'entrepreunariat féminin a été décernée à Alima Arouali,qui anime l'association Alice GUY pour son projet Vidéo Femme. Alice GUY est accompagnée par Alice Cooperatif Concept.
l'’association ALICE GUY PRODUCTION a été créée en décembre 2006. Elle réunit des techniciens et techniciennes de l’audiovisuel et du cinéma, des réalisateurs et réalisatrices, des militants associatifs et syndicaux.
Son objectif consiste à mettre à la disposition des femmes des quartiers défavorisés des compétences permettant de s’exprimer par la vidéo.
Depuis de nombreuses années se sont mis en place des ateliers artistiques autour des pratiques audiovisuelles et d'éducation à l’image destinés, la plupart du temps, à un public d’adolescents. ALICE GUY propose des ateliers destinés à des femmes et jeunes filles des quartiers populaires, la plupart du temps exclues de ce type de dispositif. L’objectif n’étant pas de les transformer en spécialistes de l’audiovisuel mais de leur permettre d’être un peu plus libres face à des flots d’images qui, trop souvent, montrent une réalité éloignée de leurs préoccupations.
La vie d’une femme dans les milieux populaires, consiste la plupart du temps à élever les enfants, à travailler et/ou à s’occuper des tâches ménagères. Elles n’ont pas beaucoup de loisirs, tout leur temps et leur énergie étant consacrés à la famille. Elles ne s’autorisent que rarement à faire quelque chose pour elles-mêmes. Le manque de temps et d’argent étant aggravé, pour certaines d’entre elles, par les limites sociales, culturelles ainsi que les problèmes de langues et d'analphabétisme renforçant ainsi leur isolement.
Donner les moyens à des femmes des quartiers de s’emparer d’une caméra, c’est déjà rompre une certaine forme d’enfermement, leur ouvrir une nouvelle forme de communication pour se raconter, raconter leur quotidien, leur environnement, le montrer aux autres.
L'année 2008 sera consacrée à la mise en place du premier atelier « VIDEO-FEMMES ». Alice Guy ambitionne, en partenariat avec Martine Delpon, VIDEO-FEMMES de Créteil,videofemmes.blogspirit.com/ qui a une expérience de plusieurs années d’ateliers vidéo avec des femmes du quartier du Mont-Mesly dans le cadre Festival du film de femmes de Créteil, de créer une « fédération » de VIDEO- FEMMES dans toute l’Ile de France.
Qui est Alima Arouali ?
Alima est chef monteuse et réalisatrice de documentaire , elle a réalisée avec Anne Galand :
on est pas des steaks hachés en 2002
Elles racontent leur rencontre et l'aventure de la réalisation du documentaire : Alima AROUALI est monteuse ; Anne GALLAND est cadreuse et réalisatrice d'un premier film documentaire : "PORTRAIT À QUATRE MAINS".
Elles militent depuis longtemps dans le même syndicat du spectacle, mais c'est sur un stage d'écriture de scénario, en 96, qu'elles se sont vraiment rencontrées. En 99, Alima devient le personnage central du film d'Ali AKIKA :
"ENFANTS D'OCTOBRE", dont Anne fait l'image.
La grève des McDo, fin 2001, leur donne envie de réaliser ensemble un film sur cette lutte dans laquelle elles trouvent naturellement leur place dans le comité de soutien.
En décembre 2001, lors d’une Assemblée Générale des intermittents du spectacle, des jeunes sont venus nous parler de la grève qu'ils menaient depuis plus d'un mois au McDonald's du Faubourg St-Denis.
Nous sommes toutes les deux intermittentes du spectacle, travaillant l'une à l'image, l'autre au montage. Un statut doublement précaire : non seulement ce n'est pas facile de trouver du travail et de faire chaque année le nombre d'heures suffisant pour avoir droit aux indemnités de chômage, mais de plus ce régime spécifique est sans cesse remis en question et menacé.
Nous étions donc une fois de plus mobilisées pour défendre nos droits, et voilà que ces jeunes sont venus nous interpeller. Eux aussi se débattaient dans un monde du travail aux tendances de plus en plus libérales. Nous ne savions rien de leurs problèmes. Ils nous touchaient. Ils nous renvoyaient à une situation de travail encore plus violente que la nôtre.
Nous avons été tout de suite d'accord : il y avait peut-être un film à faire, et ce film, nous avions envie de le faire ensemble.
Dès le lendemain, nous partons en repérage.
Devant leur restaurant fermé, transis de froid, les jeunes grévistes se relayent pour faire le piquet de grève. Nous rencontrons aussi des militants du comité de soutien qui les entourent, syndicalistes, anti-mondialistes, « électrons libres », dont l'une des tâches est de récolter des fonds pour permettre aux grévistes de survivre financièrement. Nous sympathisons.
On nous appelle quelques jours plus tard. Les grévistes viennent d'occuper leur restaurant. L'histoire est en train de se vivre. Si on ne se lance pas dans l'aventure du tournage sans attendre, il n'y aura pas de film. Alors on tourne.
FILM SANS PRODUCTEUR ET SANS DIFFUSEUR
Peu de temps après, nous prenons connaissance de l’appel d’offre de Télévision Création Citoyenne-TCC, qui cherche des projets. L'écriture d'un dossier nous permet de prendre du recul, de préciser nos intentions, de réfléchir à notre démarche de réalisatrices.
En attendant la réponse de TCC, nous continuons le tournage avec nos moyens. Nous suivons une histoire qui s'écrit d'elle-même, et dont nous ne connaissons pas la fin. Personne n'imaginait que cette grève allait durer aussi longtemps ! Notre film se construit au jour le jour. Il y a les rendez-vous fixes : les AG du mercredi soir à la bourse du travail de la rue de Turbigo, les "actions des samedis noirs" où l'on va tous en chœur occuper d'autres McDo. Pour les évènements ponctuels, il y a toujours quelqu'un pour nous prévenir.
Parallèlement nous mettons en scène quelques séquences de dialogues avec certains des acteurs du mouvement dont la réflexion viendra enrichir les scènes de vie de notre film.
UNE CO-RÉALISATION
Anne avait sa caméra, une PD150 Sony, tout à fait adaptée à ce genre de tournage, avec une deuxième piste son en plus du micro caméra. Mais il fallait quelqu'un au son ! Nous ne pouvions pas proposer de salaire, et nous ne savions pas combien de temps allait durer le tournage. Il fallait être très disponible et démarrer au quart de tour.
Alima s'est initiée à la prise de son. Nous nous sommes équipées d'un système HF qui nous permettait une autonomie de mouvement.
Le fait d'être l'une à l'image et l'autre au son nous permettait d'être complémentaires. Nous co-réalisions. Cela a très bien fonctionné.
Nous avons eu la chance que TCC accepte notre projet, ce qui nous a permis de trouver notre producteur : la CATHODE, chez qui nous avons pu monter notre film.
C’était important pour nous d’avoir un producteur, une structure professionnelle, une contrainte de finition. Cela nous a donné la force de continuer le travail que nous avions commencé.
Nous avons eu le temps nécessaire pour le montage, deux mois et demi. Ce temps nous a permis de réaliser le film qu’on voulait.
Alima est monteuse. Nous avons, là encore, travaillé à deux. La plupart du temps, les productions imposent cinq, voire seulement quatre semaines de montage pour un documentaire, ce qui n'est vraiment pas suffisant pour un film qui se construit en grande partie à ce moment-là.
UN FILM MILITANT
Nous étions partie prenante de cette grève. Nous pensions que ces jeunes avaient raison et nous étions de leur côté.
Nous avons vécu une expérience de solidarité extraordinaire, basée sur le respect mutuel, entre ces très jeunes grévistes qui avaient pris leur lutte en charge, qui négociaient seuls avec leur gérant et ces militants chevronnés qui mettaient au service de ces jeunes leur expérience et leur énergie, chacun selon ses compétences.
N’étant pas employées chez McDo, et n’ayant plus l'âge des grévistes, c'est naturellement dans le comité de soutien que nous avons trouvé notre place.
Réaliser un film était notre manière de participer à cette lutte. Un film engagé certes mais avec une volonté de faire du cinéma. Notre regard est totalement subjectif, et nous le revendiquons comme tel. C'est délibérément que nous avons choisi de ne pas interviewer le gérant du McDo. Nous nous sommes intéressées aux acteurs de la lutte, à leur personnalité, à leurs motivations.
Nous avons eu la chance de filmer une belle histoire avec de beaux personnages et qui se finit bien.
LE PUBLIC
Tous les gens à qui nous avons parlé de ce film ont envie de le voir.
Pour l'instant, notre diffuseur, TCC, devrait le programmer bientôt sur le canal 35 qu'il partage actuellement avec d'autres chaînes associatives.
Bien sûr, nous allons le proposer aux télévisions qui diffusent des films documentaires, en espérant qu'elles ne se montreront pas trop frileuses politiquement.
Mais c'est dans une vraie salle de cinéma, au "Magic Cinéma" de Bobigny, qu'aura lieu l'avant-première, le 16 octobre prochain, dans le cadre des deuxièmes rencontres du cinéma citoyen. Une soirée exceptionnelle, en présence des grévistes et des membres du comité de soutien.
D'autres dates sont déjà prévues : - Le 21 octobre, à 15 heures, au cinéma "Images d'ailleurs" (Paris - 5ème) dans le cadre de la semaine de cinéma social. - Le 6 novembre, en soirée, après un concert, sur la Guinguette Pirate (Paris - 13ème)
Aujourd'hui, les salles s'équipent de vidéo projecteurs, des films documentaires sortent sur grand écran. Les festivals attirent de plus en plus de monde.
De nouveaux réseaux de diffusion se mettent en place, associatifs et militants, pour un public qui manifeste de plus en plus d'intérêt pour ce cinéma qui raconte des histoires vraies.
Alima AROUALI
Anne GALLAND
Septembre 2002
Qui était Alice Guy ?
En mars 1894, Alice Guy n’a que 21 ans, lorsqu’elle est engagée comme secrétaire par Léon Gaumont. Dans le courant de l’année 1895, un jeune savant, Georges Demeny, propose sa dernière invention à Léon Gaumont, le " phonoscope ", capable d’enregistrer et de projeter des vues animées. Alice est très intéressée par ces nouvelles techniques : « avec cet incroyable outil qu’est le cinéma, ne pourrait-on pas faire quelque chose d’autre que de filmer des défilés, des trains qui entrent en gare ou du personnel qui sort d’une usine ? Et si on racontait des histoires ? »
C’est ainsi que Alice Guy réalisa le premier film de fiction du monde. Il fut tourné à Belleville par un dimanche ensoleillé à la fin de l’été 1896, « La Fée aux choux » (20 mètres de pellicule en 60 millimètres, durée : 1 minute 30). Ce fut un tel succès qu’une longue série de films suivit. Des films de plus en plus longs sur des thèmes très divers. Alice Guy assura la prospérité de la maison Gaumont pendant les onze années suivantes, jusqu’en 1907, date à laquelle elle se marie avec Herbert Blaché. Le jeune couple quitte la France pour les Etats-Unis où Alice Guy continuera à faire et à produire des films. Elle revient en France, après son divorce en 1922, où tout le monde l’a oubliée. Ce n’est qu’en mars 1957 que la Cinémathèque française lui offre un discret hommage. Elle s’éteint en 1968 aux Etats-Unis.
Il faudra attendre 17 ans après « la fée aux choux » pour que d’autres femmes deviennent metteuses en scène.
Association ALICE GUY PRODUCTION
21 allée de Fontainebleau
75019 PARIS
contact Alima AROUALI: 06-61-74-77-37
Courriel : alice.guy73@orange.fr
29 mai 2008 : Speed-dating de l'économie sociale et solidaire au
Conseil régional d'île-de-France
160 rendez-vous d'affaires pour 55 porteurs de projets sélectionnés par
CréaRÎF organisés à la Région. 6 prix remis aux meilleurs projets.
Accompagner les porteurs de projets sur plusieurs mois
Réussir à créer son activité nécessite un réseau de partenaires. Dès 2003, la Région Ile-de-
France installait CréaRîF, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la
Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
En 2008, la troisième édition de CréaRîF, portée par l'Atelier, a permis à 111 porteurs de
projets de bénéficier de diagnostic-conseils réalisés entre avril et mai par 43 structures
d'accompagnement. 55 d'entre eux ont été sélectionnés pour participer à la convention
d'affaires du 29 mai 2008.
Le 29 mai : un vivier de nouveaux projets
Les 55 porteurs de projets CréaRîF retenus vont présenter leur dossier lors de rendez-vous
personnalisés avec des partenaires techniques et financiers, dont : Le Crédit Coopératif, la
Nef, la Fondation Chèque déjeuner, Cigales et Garrigue, Fondation Macif, les Fonds
territoriaux France Active ainsi que des couveuses, des coopératives d'activités et d'emplois
et des accompagnateurs de la création et du développement....
6 lauréats récompensés
A 17h30, Francine Bavay, Vice présidente du Conseil régional en charge de l'économie
sociale et solidaire, la Fondation Macif et l'école Advancia récompenseront les six meilleurs
projets :
1er prix, Prix de l'entrepreneuriat dans
l'économie sociale et solidaire
Prix de l'entrepreneuriat jeunesse
Prix de l'entrepreneuriat féminin
Prix de la meilleure reconversion
professionnelle
Prix « Pratiques environnementales »
Coup de coeur du jury
Le lauréat du premier prix se verra remettre 7 000 €. Les autres lauréats recevront 5 000 €.
Tous feront l'objet de films courts diffusés dès la rentrée.
Informations pratiques
Pour participer à la journée du 29 mai 2009, merci de contacter Charlotte Dudignac
charlotte.dudignac@atelier-idf.org - Port : 06 70 95 29 20 - Tel : 01 40 38 40 38
Horaires et adresse : 9h/ 19h- Hémicycle de la Région - 57 rue de Babylone- 75007- Paris
Programme de la journée, détail des prix, présentation des partenaires :
www.atelieridf.org/crearif
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Commando anti-IVG à Grenoble
Le Planning Familial de l’Isère vient d’être agressé par des groupes anti-IVG ! « SOS Tout-petits », et sans doute d’autres groupes, coutumiers du délit d’entrave à l’IVG, ont « tagué » de façon scandaleuse l’entrée du Planning Familial de Grenoble. Le public, jeune pour la plupart, qui vient pour bénéficier des services publics dispensés par les militant-e-s du Planning a été ainsi violemment agressé cette semaine. Le même jour, les participantes et participants à une réunion privée convoquée par le Planning, ont été bloqués par des manifestants brandissant des banderoles, datant des luttes obscurantistes passées !
Les messages des groupes anti-IVG étant agressifs, mensongers et diffamatoires, l’association du Planning Familial de l’Isère porte plainte à la police, et demande que les forces de police veillent, dans l’agglomération grenobloise, à ce que ces délits, ainsi que les collages massifs d’affiches du même acabit cessent.
Les manifestations de ces groupes se produisent, aujourd’hui, contre les activités du Planning Familial, après avoir été ciblées contre les services publics d’IVG pendant de nombreuses années. C’est l’organisation qui a ouvert les premières permanences au public, en 1961, qui est attaqué.
Ces groupuscules, comme dans d’autres villes françaises, mais aussi européennes, contestent violemment le droit à l’information et à la prévention sur les questions de sexualité, et le droit de tout-e citoyen-ne de choisir d’avoir, ou non, une grossesse. Le droit de choisir sa sexualité et sa procréation est un droit reconnu à tout citoyen et citoyenne de notre pays, et devrait l’être dans toute l’Europe. La garantie de ce droit nécessite une lutte globale contre toutes les violences à l’encontre des femmes.
Cette lutte s’étend aujourd’hui aux différents pays européens . C’est sans doute pour cela que le Conseil de l’Europe vient de voter une Résolution demandant à tous les Etats de dépénaliser l’avortement, et de garantir à chaque femme de pouvoir avoir accès à un avortement dans de bonnes conditions sanitaires !
Aujourd’hui, les droits et les libertés des femmes, chèrement acquises dans notre pays et dans le monde, sont menacés, en particulier par la montée des intégrismes. En France et en Europe, les oppositions à ces droits se développent d’autant plus que nos pays n’affirment plus avec la vigueur nécessaire les principes de laïcité et de mixité. Ils installent même, petit à petit, un relativisme culturel « au nom de la démocratie » et remettent en cause, ainsi, l’universalité des droits fondamentaux des femmes et des hommes.
Nous n’accepterons pas que soit attaqué, par quelque moyen que se soit, un droit fondamental obtenu après un long combat et au prix d’un lourd tribut payé par les femmes.
Mouvement Français pour le Planning Familial Contact : Françoise Laurant 06 80 73 41 47
samedi 3 mai 2008
Paris, Saint-André des Arts, le 11 janvier 2008
Collectif national de l'action culturelle cinématographe
communiqué du 11 janvier 2008 • télécharger le pdf
Une très forte baisse du soutien de l’État menace aujourd’hui la diffusion et l’action culturelle cinématographique sur tout le territoire. C’est sur la base de ce constat alarmant que les signataires de l’appel à mobilisation "Cinéma et audiovisuel : vers le démantèlement de la diversité culturelle ?" ont organisé une rencontre de débats et de réflexion le 11 janvier au cinéma le Saint-André des Arts à Paris.
Plus de 300 personnes, cinéastes, producteurs, réalisateurs, distributeurs, chercheurs, comédiens, techniciens, enseignants, responsables de festivals, de salles privées, de salles publiques, d’associations de salles et d'associations culturelles et d'éducation artistique, de ciné-clubs et d'associations d'éducation artistique, représentants de structures réparties sur tout le territoire, se sont réunies pour échanger sur la situation périlleuse connue par le secteur de l’action culturelle cinématographique suite aux annonces faites par le ministère de la Culture.
La démarche à l'origine de l’engagement de fond qui se structure depuis cet automne témoigne de l'extraordinaire richesse des réseaux de l’action culturelle cinématographique, de leurs engagements et de leurs attentes. Ces paroles publiques marquent aujourd’hui la détermination des acteurs à se réunir et à défendre les principes et les fondements qui ont permis de structurer et de qualifier depuis des années une politique fondamentale de création, de diffusion et de transmission.
Cette mobilisation et le mouvement qui émergent ici mobilisent transversalement, de manière convergente et solidaire. Elle concerne les terrains qui fondent le sens de nos engagements au quotidien. Ces engagements singuliers sur des terrains différents sont communs. Ils posent la nécessité de défendre le principe de la diversité, de la recherche et de l’exception culturelle en matière de cinéma et d’audiovisuel dans une logique de partenariat et de dialogue permanent avec l’Etat.
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Au regard de l’esprit d’échange et d’ouverture, au cœur de toute démarche politique en matière artistique et culturelle, nous attendons aujourd’hui de l’Etat un véritable positionnement en faveur des réseaux de l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle. Sur les territoires, partout en France, ces acteurs, ces projets, fondent le socle de l’intervention publique du cinéma.
Nous refusons le double langage, les multiples déclarations d’intention et la gestion de la communication publique qui prévalent aujourd’hui et ne pourrons considérer les évolutions à venir que sur la base d’une concertation réelle.
C’est pourquoi, dans la perspective d’un dialogue ouvert, il nous apparaît indispensable et plus que légitime que les professionnels des filières de l’action culturelle cinématographique dans sa diversité participent aux entretiens de la rue de Valois organisés par le ministère de la Culture et de la communication. Il en va de la crédibilité des orientations du ministère en matière d’action culturelle cinématographique et audiovisuelle, et au-delà, de l'ensemble des actions entreprises dans le cadre d'une politique ambitieuse en direction du cinéma.
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Cette journée du 11 janvier ne clôt pas une mobilisation professionnelle de circonstance, elle ouvre la voie à un nouvel engagement solidaire et transversal de l’ensemble des acteurs de l’action culturelle cinématographique.
Des rendez-vous seront pris tout au long de l'année, le festival de Cannes sera l’objet d’une nouvelle mobilisation. D’ores et déjà, nous invitons tous les partenaires de l’action culturelle à réfléchir à une action de fermeture des salles ou à l’organisation de débats le soir de la cérémonie des Césars le 22 février prochain.
Dès ce vendredi 11 janvier sont actées :
- la création d’un collectif national de l’action culturelle cinématographique qui appellera prochainement à l’organisation d’Etats Généraux de l’action culturelle cinématographique ;
- la demande faite au ministère de la Culture et de la communication de voir les professionnels des filières de l’action culturelle cinématographique représentés dans leur diversité participer aux entretiens de la rue de Valois organisés par le ministère de la Culture et de la communication.
Nous appelons l’ensemble des partenaires à poursuivre la signature de l’appel et à rester en contact ou à apporter tout témoignage, toute contribution écrite à travers le site provisoire :
http://cinema-diversite-culturelle.blogspot.com
Pour revendiquer ensemble une politique publique d’action culturelle cinématographique et audiovisuelle et pour combattre ensemble le désengagement de l’Etat dans ce domaine,
Nous donnons rendez-vous aux personnes, structures, organisations syndicales, professionnelles et associatives qui se sentent concernées ou solidaires
Vendredi 11 janvier 2008 à 10H30
à Paris, au cinéma St-André des Arts II, grande salle
[12, rue Gît-le-Coeur 75006 Paris - M° St-Michel, sortie Place Saint-André-des-Arts]
en savoir plus
http://www.passeursdimages.fr
bonne année 2008 à tous
Cette année Alice Coopératif Concept déménage, nous partons de la place de Valois pour aller place d'Aligre
avec deux autres associations Ecocene et l'Atelier en commun nous avons créé le SOCLE
Si ça vous dit on peut se retrouver le 12 janvier ?
au 100 rue de charenton Paris 12ème
l’atelier en commun est un projet novateur dans sa conception qui correspond à un besoin en matière artistique. Il est soutenu par la Mairie de Paris, la Mairie du 12ème et le Conseil Régional d’Ile de France :
Centre de pratiques artistiques indépendant pour les arts plastique et les arts vivants
Espace autogéré de liberté créative
Le concept favorise l’émulation réciproque entre les utilisateurs comme mode de fonctionnement par la visibilité des processus de création. D’une superficie de 1500 m2 répartis sur trois plateaux cet espace offre une large place aux arts plastiques :
Un plateau de 500 m2 pour des projets ponctuels, sur le principe de la rotation de l’occupation.
Des surfaces pour des artistes développant un projet sur une durée plus longue.
Un atelier permettant la réalisation de décors et de sculptures.
Des espaces de répétitions pour les arts vivants : danse, théâtre, arts visuels, vidéo, multimédia.
Des espaces pourront être utilisés pour des activités de sérigraphie, couture, photo,…
Ces espaces sont à géométrie variable par la transversalité des fonctions et la mutualisation des moyens .
l’Atelier en commun est ouvert et accessible à tous (notamment par des tarifs adaptés aux plus modestes), sans sélection esthétique.
l’Atelier en commun (lieu de travail et de fabrication) Ecocene et Alice Cooperatif Concept ont décidé de créer le pôle Solidaire Culture qui s'adresse à des personnes en difficulté socio-économique qui viennent travailler à l’Atelier en commun de façon régulière et formulent le souhait de réaliser un projet générateur d’emploi dans ou en dehors du cadre direct de leurs pratiques artistiques .
UTILITE SOCIALE DU PROJET : Lutter contre l’enfermement de nombreux porteurs de projets artistiques ou culturels dans une précarité acceptée. Une des difficultés propres à l’insertion professionnelle des artistes et en particulier des artistes plasticiens tiens à ce que le processus d’insertion ne prenne pas suffisamment en compte le fait qu’ils considèrent avoir une activité artistique avant d’avoir un projet d’insertion. Pour nous au contraire l’activité artistique doit être le moteur du projet de retour vers l’emploi, que ce dernier soit au final lié directement ou pas à l’activité artistique proprement dite.
MOYENS OPERATIONNELS :
- La mutualisation au sein du SO.C.L.E. de structures associatives ou coopératives qui mettent au service d’un projet commun leurs compétences, leurs expériences et leurs réseaux dans des domaines complémentaires nécessaires à la réalisation des objectifs définis ci-dessus.
- La création en complément des structures existantes, des outils d’économie sociale et solidaire qui apparaîtront nécessaires à la réalisation des objectifs (Entreprise de travail temporaire artistique, Centre de formation voire Coopérative d’activité et d’emploi…).
RELATION AVEC LES AUTRES ACTEURS DE L’INSERTION :
Le projet développé par le SO.C.L.E s’adressant principalement à des personnes en difficulté sociale, la mise en place d’une relation privilégiée avec les acteurs et les dispositifs sociaux et d’insertion existants est un des gages de la réussite de l’expérience. Dans ce cadre l’organisation commune de moments et d’espaces d’interventions pour ce dernier au sein du pôle apparaît nécessaire. Par ailleurs, une information des services sociaux sur la démarche entreprise et sur les résultats obtenus par les différents processus mis en place sera réalisée afin de permettre une meilleure prise en compte par ces derniers de ces publics spécifiques.
en savoir plus : www.atelierencommun.net

 
ALICE COOPERATIF CONCEPT en collaboration avec le Réseau Education Sans Frontiére vous invite à la projection du documentaire de Pierre Tredez Débat animé par François Bernard , en présence du réalisateur et d'un représentant du réseau RESF, Pablo Krasnopalsky
AMERES VICTOIRES
Le 27 novembre 2007
à 20h30 au CINEMA LA CLEF
21 rue de la Clef, face au 29 rue Daubenton 75005 Paris
M°Censier-Daubenton
Ce film a été soutenu par la FNARS Ile de France dans le cadre de la sous mesure 10B du FSE
Voir la bande annonce :http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article6292 Réservation :
François Bernard alicecoop@free.fr 0667229379 Pierre Tredez piotr.tredez@wanadoo.fr 0607769642
En France, en 2006, les mouvements de « résistance civile et citoyenne » autour des enfants sans papiers, scolarisés, menacés d'expulsion se sont intensifiés et ont fait l'objet d'une forte mobilisation. Des personnels enseignants, des élèves et leur entourage ainsi que des personnalités et des centaines d'anonymes faisant preuve d'un magnifique élan de solidarité, ont ainsi parrainé ces enfants sans papiers ou leur ont manifesté leur soutien.
À la fois film d'actualité et témoignage de la mobilisation, « Amères victoires » retrace les moments forts de la lutte pour les sans papiers en 2006.
À travers trois histoires, le film témoigne de l'engagement de citoyens pour qui la prise de position et la « résistance civile » sont une nécessité face aux injustices dont ils sont les spectateurs.
« Vous, vous êtes enseignant ou parent d'élèves, élu ou militant de base, ou encore simple citoyen , membre d'un réseau prônant « l'éducation sans frontières ». A ce titre, vous parrainez un jeune scolarisé en France mais issu d'une famille « sans papiers », en situation irrégulière quant à la loi française. Vous vous opposez même aux expulsions de ces jeunes vers leur pays d'origine en pensant légitime cet acte de « désobéissance civile ». Votre démarche est elle juste, pertinente, suffisante ?
Toi, tu t'appelles Suzilène, tu es black, tu vas avoir 18 ans et tu vas passer ton bac au lycée Valmy, à Colombes en banlieue parisienne. Tout le monde t'aime bien, tes copines, tes profs, pour lesquels tu es même un peu timide. Mais, tu as un grave défaut, tu es Cap-Verdienne. Tes parents, bien sûr, travaillent, mais ils n'ont pas pu régulariser leurs papiers en arrivant en France. Alors, c'est logique, tu dois rentrer dans ton pays que tu ne connais pas mais qui, pour certains, est si exotique. Adieu ou à bientôt, Suzilène ?
Vous, madame Safiétou, vous êtes d'origine africaine mais pour d'obscures raisons, vous êtes « sans papiers » bien que totalement intégrée à la société française. Vous habitez dans un squatt de la ville de Cachan et lorsque qu'avec 300 personnes, vous en êtes expulsés pour un gymnase municipal, vous devenez naturellement leur porte parole . Vous dénoncez le non logement de vos amis et négocier leurs conditions de relogement. Qu'y avez-vous gagné, la survie pour chacun, fût elle précaire ? »
Pierre Trédez
ALICE COOPERATIF CONCEPT ? 5 ANS DEJA…..
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