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 et si on coopérait ?

2012 année internationale des coopératives

 

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Les lendemain de fêtes sont toujours un peu difficiles, pourtant cette année nous avions commencé calmement avec un petit cinoche , Le Havre de Kaurismaki, c'est bien pour commencer l'année,  avec la musique de Little bob dans la tête, petit aperçu de la vie dans les dockland, un point de vue critique avec lequel je suis assez d'accord,  celui de Valerie de St Do  qui trouve que le Havre c'est la grande classe politique. Dîner sympathique avec des copains, retour en métro, c'est beau une ville qui fait la fête,  et le lendemain envoie de vœux avec cette foutu résolution, d'alimenter mon blog toutes les semaines....J'aurai mieux fait de me casser une jambe, comment je vais faire pour écrire une page par semaine ? , qui ça peut bien intéresser ? pourtant-il me semble, que cette année on devrait avoir des tas de choses à se dire et à débattre « tu vois ça comment toi les élections? plus que 100 jours pour en discuter... Évidemment on va tous voir ça de notre fenêtre et on ne va pas forcément aller lire tous  les programmes, samedi 7 François Hollande présentait ses vœux aux corréziens,
 on n'en sait pas plus sur son programme, à part qu'il estime beaucoup les fonctionnaires et que 2013 ça ne va pas être la fête, jusque là rien de neuf....

Mardi, le
labo de l'Economie sociale et solidaire , animé par Claude Alphandéry, recevait Eva Joly pour qu'elle nous explique ses convictions pour changer de modèle économique, l’économie sociale et solidaire dans la transition écologique,  était le thème du débat elle était interviewée par une administratrice de notre association le Mouvement Pour l'Economie Solidaire (MES) et  par la  présidente du Réseau des territoires pour l'économie solidaire (RTES) c'était plutôt sympathique et même si le programme d'Europe-Ecologie Les Verts,  ne consacre que quelques pages à l'ESS  c'est un peu mieux que la lettre de F .Hollande qui lui mise sur la croissance, et comme dirait Melenchon  « C’est une contribution à la campagne. Il pose son diagnostic. Mais quelles conclusions tire-t-il des constats du dérèglement du capitalisme ? » alors bientôt, ici vous retrouverez l'intervention d’Éva Joly, car on a filmé le débat de mardi soir.

En 1978, avec quelques amis, nous avions créé une entreprise sous forme de société coopérative:la librairie coopérative Graffiti à Corbeil-Essonnes. En créant Alice Coopératif concept , nous voulions continuer à diffuser ces idées de coopération. Cette semaine  la coopération  était sous les feux des projecteurs avec la proposition des salariés  de SEAFRANCE de reprendre l'entreprise en société coopérative, mais le 9, l'aventure était terminée (à moins qu'un éventuel repreneur décide de soutenir la coopérative),  le tribunal de commerce  prononçait  la liquidation de l'entreprise, 800 chômeurs de plus, c'est pas très grave. Cette proposition de reprise en SCOP aura comme d'habitude était l'occasion d'entendre quelques énormités concernant les scop :

  • « L'utopie de la Scop SeaFrance ne fera jamais son entrée dans le monde réel" (le figaro du 5/12)
  • François Chéreque, Le grand patron de la centrale  syndicale de Belleville a  rappelé une nouvelle fois qu'il était «en désaccord» avec leur projet de création d'une scop -«leur démarche n'est pas favorable à l'emploi», mais aussi des propositions plus positives même si elles ne sont pas trés suivies
  • MINGA, scop du commerce équitable appelait les grandes banques coopératives a se mobiliser pour SeaFrance   Nous espérons que les banques mutualistes et coopératives de l’économie sociale sauront accorder leur crédit à ce projet audacieux et porteur d’avenir. » mais on n'a pas beaucoup entendu le credit coopératif ou le crédit mutuel.
  • Benoit Hamon porte parole du Parti socialiste lui a  pris deux parts pour 100 euros, «  je suis donc le 828e contributeur. Il en faudrait beaucoup d'autres pour arriver à réunir les millions nécessaires mais celui qui manque est celui qui devrait être là au regard du discours de ceux qui nous gouvernent »
Les quelque 21 000 entreprises coopératives existantes emploient Plus de 900 000 salariés(dont 60 % sont associés, 90 % d’entre eux l’étant après deux ans d’ancienneté) et ont généré un chiffre d’affaires  de 288 milliards d'euros  cumulé, filiales comprises de 3,5 milliards d’euros. Les services représentent 45 % des Scop et 40 % des emplois (transports, nettoyage, restauration, mais aussi éducation, conseil, santé, culture…). Le BTP représente, quant à lui, près du tiers des emplois.
Les coopératives regroupent,  près de 24 millions de membres (coopérateurs, sociétaires, adhérents, salariés associés)
  La France peut garder ses emplois industriels affirmait Patrick Lenancker Président de la Confédération générale des Scop dans les Echos en mai 2010. « Depuis 2000, le secteur industriel a perdu 1 demi-million d’emplois. Il n’est pas une semaine sans que les médias annoncent de nouvelles fermetures ou restructurations d’entreprises industrielles en France, avec à la clé une fragilisation des PME sous-traitantes, des suppressions d’emplois et son corollaire de drames sociaux et familiaux. Pourtant, dans ce contexte de désindustrialisation amorcé bien avant la crise, et même depuis plus de vingt ans, des entreprises résistent et même progressent : les Scop, sociétés coopératives et participatives.
En Europe, on recense :
- 288 000 entreprises coopératives, présentes dans la quasi-totalité des pays,
- 5 millions d'emplois.

Dans le monde, les moyens d'existence de 3 milliards de personnes (soit la moitié de la population mondiale) dépendent d'entreprises coopératives.
Solidarité, indépendance, transparence, démocratie, proximité, respect des personnes, les entreprises coopératives reposent sur un système de valeurs fort et s'appuient sur la solidité de réseaux régionaux et nationaux.

En apportant une dimension humaine au cœur de l'économie, les entreprises coopératives proposent une façon originale et dynamique d'entreprendre.L'entreprise coopérative offre un fonctionnement de l'entreprise au service de la personne. Cette valeur commune à l'économie sociale est vecteur de dynamisme, d'engagement entrepreneurial et donc de réussite économique.Les coopératives sont présentes dans tous les domaines de l'économie : l'agriculture, l'artisanat, la pêche artisanale ou industrielle, le commerce, l'éducation, l'immobilier, les services, les transports, la banque et la finance.

On distingue quatre grandes familles coopératives :
- les coopératives d'usagers (de consommateurs, d'HLM, de copropriété),
- les coopératives d'entrepreneurs et d'entreprises (coopératives agricoles, artisanales, maritimes, les coopératives de commerçants, de transporteurs),
- les coopératives de salariés,
- les banques coopératives.(les Banques populaires (dont le Crédit coopératif), les Caisses d'épargne les Caisses régionales de Crédit agricole, le Crédit mutuel, la Nef.

Les entreprises coopératives favorisent le dynamisme des secteurs d'activités où elles sont présentes du fait de l'implication des membres dans le fonctionnement de l'entreprise.
Dès qu'un projet commun d'entreprise naît, avec la volonté de mutualiser moyens humains, techniques et financiers de façon démocratique, la forme coopérative offre une réponse adéquate, adaptée, tournée vers l'avenir.
Par l'origine de leurs capitaux et de leur projet économique et social, les coopératives sont profondément enracinées dans le tissu économique local, contribuant ainsi à faire obstacle aux délocalisations et à leurs conséquences en termes d'emplois et d'activités.
Pour la coopérative, le temps est un allié. Grâce à l'impartageabilité de leurs réserves, les coopératives assurent leur pérennité et investissent pour les générations futures.

Loin d'être figé, le panorama coopératif s'enrichit toujours de nouvelles entreprises coopératives. Elles accompagnent les nouveaux entrepreneurs et soutiennent de nouvelles activités et de nouvelles initiatives collectives, principalement dans les TPE et les PME.


En savoir plus sur les SCOPS et en particulier des i
nformations sur les idées reçues 
quelques exemples de SCOP :
ACOME  emploie aujourd’hui 1 200 salariés en France, sous statut Scop.
 Chèque déjeuner a été créé en 1964 sous la forme d’une coopérative de consommation* par Georges Rino  avec l’aide de centrales syndicales. Elle s’est transformée en Scop* en 1972. C’est aujourd’hui, après Acome*, la deuxième Scop la plus importante par ses effectifs, supérieurs à 1 700 salariés en 2008, , Au Pays basque Mondragon emploie  85000 personnes

L’Assemblée Générale des Nations Unies a officiellement lancé l’Année internationale des coopératives, le 31 octobre à New York. Dans son discours d’ouverture, Sha Zukang, adjoint du Secrétaire général pour les affaires économiques et sociales, a ainsi déclaré que « l’Année internationale des coopératives souligne à la fois la promotion du modèle coopératif et le renforcement des capacités de développement des entreprises coopératives ».